Le soussigné connaît bien ces aéronefs. il fut dix-huit ans élu dans le quartier où ils sont fabriqués, et ne compte plus le nombre de visites organisées pour des étudiants, service clubs, chambre de commerce, personnes âgées, etc.

 

 

Ces appareils, comme les Concorde (ce qui a causé leur perte) ne sont pas stables à basse altitude, Environ cinq cents mètres, quand la pression de l’air sous l’avion tend à le faire remonter. Un ami, pilote d’essai pour Air Canada, m’a dit que sa recommandation à sa société a fait qu’elle a annulé les deux commandes faites. Les premières années des Canadair, un appareil par année fut perdu ou retiré… Il faut savoir qu’un mètre cube d’eau (même pas l’espace sous la table sur laquelle vous lisez ceci) pèse une tonne, et qu’aspirer plusieurs tonnes d”eau à chaque plein relève de l’exploit. Et il n’est pas question de faire des touch and go, tout doit être fait d’un coup au risque de déstabiliser l’appareil. Cela requiert une surface longue et aucun obstacle à proximité. La réserve proposée, que je ne connais que par photo aérienne, ne me semble rencontrer aucune de ces conditions.

Une autre ânerie que j’ai entendue et lue : pourquoi ils n’ont pas fait venir les Canadair ? C’est tout simplement impossible en milieu urbain ou semi-urbain. Aimeriez-vous recevoir une tonne d’eau sur la tête? Ce n’est pas de la pluie qui sort des soutes! L’autre exploit fut de les amener de Montréal en Europe. Ils sont balourds et n’ont pas une grande autonomie de vol.

J’ajoute que le capitaine est seul maître à bord, comme il se doit. Personne, même le contrôle aérien, ne peut lui imposer quoi que ce soit.

 

Gérard Lépine