(Vu sur la Toile)

 

6768024d img 2062

 

(Capture d’écran TF1)

 

 

Meurtre de Sonia Bellina : le suspect mis en examen pour assassinat, il portait un bracelet anti-rapprochement
(Article de Leopold Paitier • 14 h • Rédaction journal Le Figaro)

 

 

Le Figaro.- Son casier judiciaire est «chargé». Ce vendredi 21 août, le parquet de Nîmes a annoncé la mise en examen, pour assassinat, de l’homme soupçonné d’avoir tué Sonia Bellina, jeune influenceuse dont le corps calciné avait été retrouvé le 12 août dernier dans les vignes de Saint-Gilles (Gard). L’autre homme interpellé avait, lui, été relâché la veille après plusieurs heures de garde à vue. Sa «participation aux faits» n’a pas été établie, explique le parquet.

 

Âgé de 32 ans, l’homme mis en examen comparaissait en état de récidive légale, ayant déjà été condamné pour des «faits de trafic de stupéfiants», assure le ministère public. Il est notamment «mis en cause pour avoir eu un contact avec la victime (…) peu de temps avant les faits», a expliqué le parquet de Nîmes. «Divers éléments pouvaient laisser suspecter qu’il était son dernier contact, dans le cadre d’une rencontre en qualité d’escort-girl sur rendez-vous la nuit des faits, après un premier contact la nuit précédente. Rien n’établissait de relation autre que tarifée entre eux», a-t-il ajouté. Lors de ses auditions, l’homme a reconnu avoir eu «une relation la nuit des faits et la veille avec la victime», mais a refusé de s’expliquer davantage, faisant usage de son droit au silence.

 

 

Très défavorablement connu de la justice

 

Ce dernier est connu de la justice depuis «2010 pour des comportements violents et en lien, toujours, avec les stupéfiants notamment», et réside dans le Gard depuis fin décembre 2024 où «il travaillait et était suivi par le service pénitentiaire d’insertion et de probation du Gard depuis son déménagement.»

En décembre 2023, il avait également été condamné à «une peine mixte de prison puis de suivi par le juge d’application des peines pour des violences conjugales commises dans le Nord», lui valant d’être porteur, au moment des faits, d’un bracelet anti-rapprochement destiné à préserver son ex-compagne, domiciliée à huit cents kilomètres de là, a encore précisé le parquet.

L’instruction se poursuit. «Il appartient désormais au magistrat instructeur d’en établir les causes, l’imputabilité et le déroulement précis.» L’autopsie, elle, n’a pour l’heure pas permis de déterminer les causes du décès – des examens scientifiques complémentaires ont été requis pour y parvenir.

 

 

«Une personne proche des siens»

 

À 29 ans, Sonia Bellina était esthéticienne et créatrice de contenu. Elle cumulait plus de 250 000 abonnés sur TikTok et près de 15 000 sur Instagram. Une notoriété forgée en six ans, à travers un contenu qu’elle qualifiait elle-même de «lifestyle», composé de reprises en playback de tubes populaires, de sessions en direct où elle échangeait avec ses abonnés, ou encore de courtes vidéos consacrées à la mode ou aux tourments amoureux. Un succès qui semble s’être accompagné de convoitises, voire d’une forme d’insistance de certains internautes. «Réponds-moi !», «Je veux une réponse en privé, c’est urgent», insiste ainsi par exemple l’un d’entre eux sous différentes publications Instagram. Si, depuis sa disparition, l’espace commentaires laisse place aux hommages, de nombreux messages virulents continuent d’affluer en masse.

Dans un communiqué, Me Mourad Battikh, avocat de la famille, avait dénoncé cette prolifération en ligne de «rumeurs, spéculations, propos outrageants et mises en cause, accompagnées d’images et d’éléments relevant de la vie privée». Une dérive que la sÅ“ur de la victime avait elle-même déplorée dans les colonnes du journal local Midi Libre : «Les gens vont trop loin, c’est affreux […]. C’est du harcèlement, il y en a même qui disent qu’elle a mérité ce qui lui est arrivé.»

Car pour ses proches, il faut retenir la personnalité «solaire, gentille, aimée des gens» que lui prête notamment sa sœur aînée, à nos confrères. Sonia Bellina serait une «personne proche des siens», confie un habitant, joint par téléphone. Sur TikTok, une internaute assure ainsi que Sonia, «une amie d’enfance», était une fille «rigolote» et «gentille», appelant à cesser «de relayer des mauvaises choses».

(Source : Le Figaro)