-« À Claira, il semblerait qu’une nouvelle tradition se soit installée : celle de faire disparaître, une à une, les associations qui ont pourtant contribué pendant des décennies à faire vivre notre village. Le comité des fêtes ? Privé de l’organisation des fêtes du village. L’ASPO ? Contrainte de quitter son local. Les Vieilles Pierres ? Écartées elles aussi. Et aujourd’hui, c’est au tour de l’association des Moulins

 

 

Lors d’une récente réunion, le maire a annoncé aux bénévoles que leur local ne serait plus mis à leur disposition. Une décision qui rend quasiment impossible la poursuite de leurs activités et qui risque de priver les Clairanencs de ce pain traditionnel que chacun appréciait lors des manifestations.

Quel sens du timing ! Il y a tout juste un mois, l’association des Moulins faisait l’objet d’un contrôle d’hygiène. Une coïncidence qui n’aura échappé à personne. L’association a répondu aux demandes formulées, en justifiant notamment de la présence d’un boulanger diplômé et en précisant qu’aucune denrée alimentaire n’était stockée dans les locaux. Les coïncidences ont parfois un calendrier étonnamment précis.

Le plus étonnant reste toutefois la raison invoquée. Selon les membres de l’association, cette décision ferait suite à des propos qui auraient été rapportés au maire, laissant entendre que certains parleraient de lui en des termes peu flatteurs. À Claira, il semblerait donc que les ragots aient désormais plus de poids que des années de bénévolat. C’est une conception pour le moins originale de la gestion de la vie associative : on ne juge plus une association sur ce qu’elle fait, mais sur ce que certains prétendent qu’elle dit.

Décidément, les associations créées ou soutenues sous les mandats de José Puig semblent disparaître les unes après les autres. Il ne manquait plus que les Moulins pour compléter la collection. À ce rythme, il faudra peut-être bientôt créer une nouvelle association… celle des associations disparues.

Et avec les Moulins, ce ne sont pas seulement des bénévoles qui sont pénalisés. C’est aussi une partie du patrimoine de Claira qui s’efface. Adieu les fêtes du Moulin, les animations, les démonstrations, les visites du moulin et ces moments de convivialité qui faisaient vivre notre histoire locale.

Les habitants apprécieront sans doute cette nouvelle priorité municipale : préserver les ragots plutôt que le patrimoine, les traditions et l’engagement des bénévoles.

Les associations ne sont pas de simples lignes dans un budget. Elles sont la mémoire, le cÅ“ur et l’identité d’un village. Les fragiliser, c’est prendre le risque d’effacer peu à peu ce qui faisait de Claira un village vivant« .

 

Nathalie Denis Teruel
Tête de liste En Avant Claira!