Près de 23 000 manifestants, selon les autorités, ont manifesté, hier samedi, partout en France contre le Rassemblement National (RN). En fait, l’objectivité et la déontologique journalistique étant totalement absentes de la plupart des médias français en cette période d’élection présidentielle, il serait osé, et pratiquement mensonger, de donner un quelconque poids à la moindre statistique auréolant ces manifestations d’hier. Rappelons que dans son classement annuel mondial de la liberté de la presse, Reporters sans frontières (RSF) classe notre pays à la 34e place sur 180 pays, derrière notamment : le Costa Rica (5e), la Jamaïque (7e), le Portugal (9e), l’Uruguay (18e), la Namibie (24e), l’Australie (25e), le Ghana 30e)… ou encore l’Afrique du Sud (32e). Le quinquennat d’Emmanuel Macron a même aggravé la situation de la France dans ce classement. C’est dire toute la crédibilité de la presse française quand elle nous (dé)sinforme.

Mais revenons aux manifestations d’hier qui ont eu lieu partout en France contre la présence du RN (Marine Le Pen) au second tour de l’élection présidentielle, qui se tiendra le dimanche 24 avril.

En fait, pour être plus proche de la réalité, et donc de la vérité, les 23 000 participants recensés sur le territoire national manifestaient autant contre Marine Le Pen que contre Emmanuel Macron, brandissant des pancartes scandant majoritairement « Ni Le Pen, ni Macron ».

Enfin, le chiffre de 23 000 parait ridiculement bas au regard des éléments de comparaison avec les mêmes événements constatés dans le passé : que ce soit en 2002, lors du premier second tour d’une Présidentielle mettant en scène un candidat de l’extrême droite, Jean-Marie Le Pen en l’occurrence, où l’on avait comptabilisé jusqu’à 900 000 manifestants partout en France… ou encore en 2017, avec des dizaines de milliers de manifestants contre Marine Le Pen. Les temps ont (bien) changé…

 

L.M.