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Haute-Loire : Epinglé, le préfet admet avoir utilisé sa voiture de fonction pour ses vacances en Italie
(Article de la rédaction du journal 20 Minutes avec AFP • Agence France Presse)
20 Minutes & AFP.- La CGT du ministère de l’Intérieur dénonce dans un tract daté du 22 août « l’utilisation des moyens (résidence, véhicules, chauffeurs…) ».
Vacances en Italie, voiture de fonction, chauffeur mobilisé pour le retour… Le préfet de la Haute-Loire, Yvan Cordier, se retrouve au cœur d’une polémique. Le syndicat CGT du ministère de l’Intérieur a dénoncé dans un tract daté du 22 août « l’utilisation des moyens (résidence et personnel, véhicules et chauffeurs…) » par les familles de préfets, pointant le cas d’Yvan Cordier.
Selon ce document, son fils aurait aussi bénéficié d’une voiture de service. Le syndicat dénonce un « deux poids, deux mesures » alors que le gouvernement impose « 44 milliards d’euros d’économies dont 4,8 milliards pour l’Etat », et que les agents de préfecture travaillent dans des « conditions dégradées ».
Le préfet de la Haute-Loire a reconnu jeudi auprès de l’AFP être parti début mai à Turin « avec un véhicule de fonction ». Après un accident survenu au retour, il a sollicité un véhicule avec chauffeur pour rentrer en Haute-Loire avec son épouse depuis Modane (Savoie). « J’ai exprimé mes regrets auprès des agents pour un manque de discernement », a-t-il assuré, précisant qu’il prendrait à sa charge les frais de rapatriement.
Le préfet plaide la bonne foi
Concernant l’utilisation d’une voiture par son fils, il a expliqué : « Nous devions aller chercher une personne à la gare mais, pris par mes activités professionnelles, j’ai sollicité les services de la préfecture pour mettre un véhicule à disposition de mon fils. » Pour sa défense, le haut fonctionnaire met en avant un précédent : « J’avais été en poste dans un département du Nord où il m’était arrivé en toute régularité d’aller en Belgique avec ma voiture de fonction. Mais, cette fois, je n’ai pas regardé avec précision une circulaire de 2010 », qui limite ces usages aux départements frontaliers. Il dit plaider « la bonne foi, sans intention de violer une règle ».
Yvan Cordier rappelle par ailleurs que le corps préfectoral « a le droit d’utiliser ces véhicules pour des déplacements privés parce que, quand vous êtes préfet, vous êtes rappelable à tout moment, et qu’il s’agit d’un avantage en nature, taxé fiscalement ». Interrogé sur de possibles sanctions, il répond que « ce sera au secrétariat général du ministère de l’Intérieur de prendre une éventuelle décision ».
(Sources : journal 20 Minutes et AFP/ Agence France Presse)