Aux lendemains de la visite à Marseille du Président de la République : « l’immense déception des enseignants et parents d’élèves après les annonces d’Emmanuel Macron »

D’abord, c’est bien connu, les Marseillais ne sont jamais contents. Et ils sont fiers de l’être ! C’est d’ailleurs pour ça et comme ça qu’on les adore. Et puis il y a toujours, et il y aura éternellement, le « Syndrome de Poulidor » : être éternellement 2e, derrière LA capitale : Marseille est à Paris, ce que Barcelone est à Madrid, Milan et Naples à Rome, etc.-etc. Il en va ainsi de même au niveau sportif : l’OM face au PSG, le Barça face au Real, etc.-etc.

Mais revenons à nos sympathiques « Petits » Marseillais.

« Le chef de l’Etat ne s’est pas engagé sur le montant des aides, alors que 174 écoles marseillaises nécessitent des rénovations lourdes (…) », peut on lire ça et là dans la presse… marseillaise. Et même parisienne. Pour une (rare) fois la solidarité médiatique joue en dehors des gradins des stades.

Certes, Emmanuel Macron, en débarquant dans la mégapole phocéenne, n’ignorait pas le chantier pharaonique de la rénovation du bâti scolaire, abandonné pendant des années. Mais à qui la faute ? Car avant de critiquer le Président de la République française, commentateurs, éditorialistes et experts en la mord-moi-le-noeud seraient particulièrement bien inspirés de resituer le contexte dans sa réalité vraie et de s’interroger sur : où est passé le pognon ?

Il aurait été d’ailleurs intéressant que le Chef de l’Etat tout le long de son séjour marseillais soit accompagné par Jean-Claude Gaudin, 81 ans, qui a été maire de Marseille de 1995 à 2020, entr’autre… Sans oublier la présence des socialistes aux manettes de la Région PACA et naturellement quelque part dans la Métropole avec, par exemple, Michel Pezet. Gauche et droite confondues, et vice-versa, nourries par un clientélisme digne d’un pays de l’hémisphère sud, portent l’entière responsabilité de la situation économique et sociale actuelle. Il ne faudrait surtout pas l’oublier, même si les journalistes et les élus locaux s’en dédouanent grâce à leur mémoire sélective d’éléphanteau.

Rappelons que l’entretien des écoles dépend des Communes, celui des collèges des Départements, celui des lycées des Régions, celui des Universités de l’Etat…

On l’a bien compris : tels des cabris les élus locaux marseillais sollicitent régulièrement davantage d’autonomie, mais c’est à Paris – et donc à la France entière – qu’ils réclament toujours plus d’argent… ne sachant pas comment le gérer, mais sachant parfaitement le gaspiller. N’oublions pas années lumières Tapie et Borloo qui dans le cadre de la fameuse politique de la Ville auront déversé des milliards sur Marseille et les Bouches-du-Rhône.

Si, au plan national, la 2e ville de France est aujourd’hui à l’agonie financière, est – pour faire un jeu de mots – le « mauvais élève de la classe », c’est d’abord à ses édiles gestionnaires que ses habitants-électeurs le doivent, et certainement pas à Emmanuel Macron.

La question essentielle demeure plus que jamais d’actualité : où est passé le fric ? La Justice doit à son tour demander des comptes aux élus locaux qui ont dirigé la Ville et la Métropole. Sinon, Marseille continuera d’être une sorte de tonneau des Danaïdes s’agissant de l’utilisation de fonds… publics !

 

L.M.