*André Bonet, adjoint au maire de Perpignan, délégué à la Culture et à la Catalanité

 

-“Après les déclarations surréalistes de Christine Gavalda, qui vole au secours de notre cher Bruno Nougayrède, qui excelle dans un rôle de donneur de leçons jamais égalé au sein du Conseil Municipal de Perpignan depuis plus de trois ans, je crois que la belle formule dalinienne de « Perpignan centre du monde » n’a jamais aussi bien porté son nom. Il est vrai que Bruno a dû se sentir bien seul mardi soir lors du conseil municipal puisqu’aucun de ses collègues n’est intervenu.

 

De quoi parlons-nous ?

Avant son élection, Bruno rêvait, jour et nuit, que si Jean-Marc Pujol était réélu ce dernier démissionnerait dans la foulée et lui laisserait son échappe de maire.

Il le disait à la cantonade à qui voulait l’entendre au sein de la cathédrale de Perpignan.

Son rêve s’est transformé depuis en cauchemar. A la cathédrale le ton commence même aujourd’hui à monter ! Un mélange des genres dangereux comme lors des élections de 2020. Bruno n’y cache pas son aversion contre le maire de Perpignan, là où il devrait au contraire se taire. Certains paroissiens d’ailleurs s’apprêtent à demander un rendez-vous à Mgr Thierry Scherrer.

Je connais bien Bruno pour avoir déjeuner des dizaines de fois avec lui lors de l’élection municipale de 2009. Nous étions en effet candidats sur la même liste de François Rivière. Bruno était le chef de campagne. Une campagne dure, très dure, où tous les coups furent permis pour nous abattre. Jean-Paul Alduy voulait notre peau. Je n’ai jamais connu de campagne électorale aussi violente.

Christine Gavalda était dans le camp d’en face avec Jean-Paul Alduy, contre Bruno et moi.

Je n’ai rien à reprocher à Christine sur son attitude lors de cette campagne. 55e – la place d‘honneur – à la dernière minute sur la liste de Jean-Marc Pujol en 2014, pour remplacer au pied levé Jean-Paul Alduy, qui avait claqué la porte… Je me retrouve candidat, une heure avant la photo officielle de l’équipe Pujol 2014, « pour rendre service à Jean-Marc », comme me le demanda son directeur de cabinet de l’époque. Les meilleurs souvenirs que je garde de cette campagnes sont les fous rires que nous prenions Christine et moi en tractant dans le quartier du Moulin-à-vent. La campagne en chantant !

La campagne de 2009 a renforcé mon amitié avec Bruno. Il est même devenu mon éditeur.

Ce que j’ai voulu essayer de faire comprendre à Bruno lors de mon adresse amicale au conseil municipal de mardi, c’est que l’aigreur n’excuse pas tout. Il vit mal l’échec de Jean-Marc, son rêve envolé de ne pas être aujourd’hui le maire de Perpignan. Je lui ai dit mardi en conseil municipal qu’il était devenu un mystère pour moi. Que je ne reconnaissais plus le Bruno intime que j’ai connu et que j’aimais, avec qui j’ai partagé le même combat en 2009 pour mettre un terme aux années JPA*.

L’engagement politique de Jean-Paul Alduy a débuté à l’Organisation communiste internationaliste (OCI, mouvement d’extrême gauche). Il a rejoint plus tard l’Union pour la démocratie française (UDF). Il est passé ensuite du CDS à Force Démocrate, de l’UDF à l’UMP, de l’UDI au Parti radical. Ce grand écart il l’a toujours assumé et même revendiqué. Il a toujours aimé prendre ses interlocuteurs pour des imbéciles. Il jubilait toujours lorsqu’il lançait son fameux slogan à la cantonade, « Je suis l’homme de droite le plus à gauche du département ! ».

On se marrait bien avec Bruno durant la campagne de 2009. On y croyait. On a arrêté de se marrer quand le verdict est tombé. Nous n’avons pas passé la barre du 1er tour : 6,8%

Eliminés !!!

Alors, aujourd’hui à Perpignan, le Centre du Monde, on nous dit que JPA reviendrait en 2026 avec Bruno. D’ailleurs, aujourd’hui ils ne se quittent plus. Ils s’affichent ensemble depuis des mois dans les cafés et les restaurants de la ville. C’est leur droit. Pour ma part je reste droits dans mes bottes, je me suis toujours présenté CONTRE Jean-Paul Alduy. Une constance chez moi dont je suis si fier.

En 1993 sur la liste de Claude Barate ; en 2009 sur le liste de François Rivière et en 2020 sur la liste de Louis Aliot face à Jean-Paul Alduy. 55e sur la liste de Bruno ? après avoir été 55e sur la liste de Romain Grau en 2020 ? Vous le croyez-vous ?

En cette période festive, je tiens à adresser à Christine, à Bruno et à tous les lecteurs de Ouillade.eu mes vœux les plus chaleureux pour les fêtes de fin d’année. Que la magie de Noël et la joie du Nouvel An illuminent votre cœur et celui de vos proches.

 

André Bonet

*JPA = Jean-Paul Alduy, aujourd’hui peintre-aquarelliste à Collioure (Ndlr/ Note de la rédaction)…