Découvrir un nouveau Hachtag (#DénonceTonPorc) sur les réseaux sociaux pour dénoncer des harcèlements sexuels et en faire la Une de tous les médias serait une très bonne idée… si cela avait un réel sens, or je regrette cela n’a aucun sens et ne mènera malheureusement à rien.

L’idée est née de stars qui étaient en contact avec le célèbre producteur hollywoodien Harvey WEINSTEIN…
En préambule, rappelons que dans une société de consommation comme la nôtre, il existe également des femmes qui mettent tout en œuvre dans la provocation afin de pouvoir tirer profil ou se positionner pour être en position dominante. Je sais que le dire ainsi cela ne va pas plaire à tout le monde, mais c’est bien connu : on ne peut pas plaire à tout le monde ! Nous sommes donc dans l’absurde, pour ne pas dire dans le délire et la diffamation, car actuellement sur les réseaux sociaux, on y trouve des accusations en tout genre : 95% se révèlent êtres des accusations contre les hommes et souvent des hommes influents, très influents, haut-placés (…), des accusations postées certes, mais sans vérifications possibles et, en tout cas, sans preuves réelles pour atterrir devant un juge.
Il ne s’agit donc pas de faire une loi sur le harcèlement sexuel (puisqu’elle existe déjà), mais de faire une loi sur l’abus de pouvoir, sachant que pour cela il faut une sacrée dose de courage ! Et bien plus que le courage que de lancer un débat qui ne mènera nulle part.
J’entends ce lundi midi, hier, une ancienne manucure qui officiait à l’Assemblée Nationale (ah bon une manucure pour nos chers députés ?!) expliquer à la radio, je la cite, la manucure, “Qu’un très grand nombre d’élus lui faisait des avances”, que l’on considère donc comme harcèlement sexuel. Ma question est simple, ce sont donc ces mêmes personnes qui seront donc amenées à voter une nouvelle loi sur le harcèlement comme le propose le Président de la République, Emmanuel MACRON ? Si tel est le cas, rien ne changera puisque l’abus de pouvoir restera toujours tel quel et le problème demeurera intact. Pas pour eux déjà…
En revanche, si on lisait mes interventions nationales depuis une décennie, on y découvrirait très vite que nous avons des solutions pour lutter contre le harcèlement sexuel. Sortons de l’hypocrisie, légalisons le travail sexuel consenti, écrivons un statut de la prostitution consentie qui existe, qu’on le veuille ou pas, cessons de nous voiler la face, et cela permettra peut-être de ne pas voir émerger des Hachtag pour occuper le débat politique actuel. Un faux-débat puisqu’il nous conduit droit dans le mur, poussé par une hypocrisie stupéfiante !
Trouvons donc des solutions efficaces, applicables, sincères.
Actuellement, une prostituée qui travaille pour survivre, pour nourrir une famille, est susceptible d’être verbalisée, poursuivie devant les tribunaux, sans aucune loi pour la protéger !
Le harcèlement sexuel est un réel problème, mais si nos élites écoutaient nos interventions nous n’aurions pas comme c’est le cas actuellement sur les réseaux sociaux ces dénonciations publiques, ce climat délétère, qui ne s’appuient sur aucune preuve vérifiable, ou si peu, et donc sans condamnation possible. C’est hélas toujours pareil : au lieu de légiférer dans la sérénité, preuves et témoignages à l’appui, la société s’emballe à partir d’un fait divers – certes condamnable – pour à l’arrivée “accoucher” de quoi ?… Des confidences de “people” sur papier-glacé.
 
Jimmy PARADIS 
Fondateur du mouvement politique Désobe!r (Perpignan),
Porte-parole officiel en Région Occitanie/ Pyrénées-Méditerranée du STRASS (Syndicat du travail sexuel).