À la suite des articles parus dans le journal Marianne, ainsi que dans les médias locaux, concernant le centre alimentaire de Pézilla-la-Rivière, je souhaite apporter les précisions suivantes afin de dissiper toute lecture erronée
Ma démarche est strictement personnelle et totalement étrangère à toute considération politique.
Je ne suis engagé dans aucune liste électorale, je ne participe à aucune stratégie municipale et je ne poursuis aucun objectif partisan en lien avec les prochaines échéances locales pour ne pas être un habitant de Pezilla-la-Rivière.
La plainte déposée l’a été en ma qualité de proche de bénéficiaires, avec pour seule motivation la protection des personnes aidées et le respect des règles qui encadrent l’aide alimentaire. Une seconde plainte a été déposée par un bénéficiaire avec de nombreuses attestations écrites de témoins.
Depuis plusieurs années, et notamment depuis 2019, des bénéficiaires et des membres de leur entourage m’ont signalé, de manière récurrente, des soustractions de denrées alimentaires. Ces témoignages, longtemps tus par crainte de représailles ou de perte de l’aide, ont fini par converger.
Afin d’écarter toute subjectivité, j’ai mandaté, à titre privé et à mes frais, un cabinet d’enquêtes privées qui s’est déplacé pas un, mais quinze lundis d’affilés correspondant au jour de la distribution. Les éléments recueillis reposent sur des observations répétées dans l’espace public et ont été transmis aux autorités judiciaires compétentes.
Les explications avancées publiquement ce matin même (ce jour vendredi 9 janvier 2026), par Madame Nathalie Piqué sur Ici Roussillon, évoquant de simples « pauses » à domicile avant redistribution, interpellent, pour le moins.
Elles supposeraient que des malles entières de denrées, parfois plusieurs dizaines de kilos, soient déchargées à des domiciles privés, avec l’aide de membres de la famille, pour être rechargées intégralement une demi-heure plus tard, sans qu’aucune redistribution n’ait lieu entre-temps ?
Une telle version impliquerait qu’il serait courant, dans un dispositif d’aide alimentaire, de procéder à des déchargements complets de volumes importants dans des domiciles privés… avant de les recharger intégralement dans un laps de temps très court ?
Dès lors, légitimement, en tant que simple citoyen, je m’interroge : quel esprit peut raisonnablement accorder du crédit à une telle explication ?
Je ne m’étendrai pas davantage sur les dégustations dont Madame Piqué fait mention dans ses propos et qui seront traitées directement par les membres de la DDTM. Nul doute que ces derniers apprécieront les motivations sanitaires…
Il est indispensable de rappeler le fonctionnement rigoureux des banques alimentaires départementales, injustement mises en cause.
Tous les produits sont consommables et vérifiés. Les produits sont également triés en amont par les bénévoles et distribués, uniquement après toutes ces étapes, aux CCAS partenaires dont Pézilla-la-Rivière avec une traçabilité stricte (bons de livraison signés) et facturés 0,19 € par kilo. Elles ne peuvent donc ni distribuer des produits impropres, ni disposer de volumes excédentaires. Cette réalité est incompatible avec des images de malles pleines de denrées comme le démontrent les quelques clichés joints à ma plainte.
Si les faits observés par des détectives reconnus et agréés sont confirmés, ils constitueront un véritable scandale alimentaire, qui ne saurait être minimisé en reportant la responsabilité sur des structures qui accomplissent un travail indispensable et exemplaire.
La meilleure façon d’assumer est peut être de reconnaître ses erreurs et d’en assumer les conséquences.
Enfin, j’ai pris acte des menaces de poursuites pour diffamation, j’invite leurs auteurs à les mettre à exécution. Ma démarche repose sur des éléments matériels précis, documentés et transmis à la justice. Une telle procédure impliquerait un examen contradictoire approfondi des pratiques, des flux de marchandises et des responsabilités. Je m’y tiendrai sans réserve.
Je rappelle enfin mon attachement à la présomption d’innocence.
Mon objectif est unique : que toute la lumière soit faite, dans l’intérêt exclusif des bénéficiaires de l’aide alimentaire.
Le vendredi 9 janvier 2026
Alexis Marty

