Louis Aliot, maire de Perpignan, vice-président du Rassemblement National (RN), lors de la traditionnelle cérémonie des voeux aux Perpignanaises et aux Perpignanais, hier, samedi 10 janvier 2026.

 

 

-Ouillade.eu : Louis Aliot, nous arrivons au terme de votre premier mandat de maire de Perpignan. Les élections municipales se tiendront les 15 et 22 mars 2026. Confirmez-vous votre candidature à votre réélection ?

Louis Aliot :Oui ! Je vous le confirme. Je serai candidat à ma réélection aux fonctions de maire de notre belle ville de Perpignan. Avec mon équipe municipale, nous avons beaucoup travaillé pour redresser la ville et préparer son avenir. De nombreuses choses ont été accomplies, mais le travail n’est pas terminé. Je souhaite donc poursuivre mon engagement au service des Perpignanaises et des Perpignanais, pour aller encore plus loin : plus loin dans la sécurité, plus loin dans l’amélioration du cadre de vie, et plus loin dans toutes les actions qui permettent aujourd’hui à Perpignan de rayonner toujours plus loin”.

-Ouillade.eu : quelles sont les motivations de cette nouvelle candidature ?

Louis Aliot : “Mon ambition est désormais de faire de Perpignan une ville ancrée dans la tradition, tournée vers la modernité et reconnue pour sa qualité de vie et son dynamisme. Nous avons tous les atouts pour y parvenir. Notre situation géographique est exceptionnelle : Perpignan est la seule cité à offrir, à moins de deux heures de trajet, une expérience urbaine, un accès à la montagne et une ouverture sur le littoral. Notre proximité avec l’Espagne constitue également un atout majeur qu’il faut désormais exploiter pleinement et notre jumelage avec Palma de Majorque une opportunité historique qu’il faudra également exploiter.

 

 

 

“Rompre avec un vieux système de connivences et d’obligations sous les mandatures d’Alduy”

 

 

Par ailleurs, ce mandat nous a permis de rompre avec un vieux système de connivences et d’obligations sans parler de la dette (sous les mandatures Alduy) qui avait conduit la ville à un immobilisme stérile. Notre municipalité a démontré son efficacité en matière de propreté, de sécurité et d’amélioration de la qualité de vie. Ces priorités demeureront essentielles. Mais aujourd’hui et comme partout dans le monde, l’économie domine et nous ne sommes pas encore assez armés pour développer toutes nos capacités et appuyer nos atouts. C’est par la gouvernance de la Communauté urbaine que nous y arriverons, en y associant tous les maires et en optimisant les potentialités de notre Agence d’Attractivité. Le premier mandat a été celui du redressement ; le prochain devra être celui de l’affirmation et du développement pour tous”.

-Ouillade.eu : quels sont les leviers municipaux en matière d’économie ?

Louis Aliot : “Je me permets d’indiquer tout d’abord que la compétence du développement économique est entièrement dévolue, au regard de la Loi, à la communauté urbaine et qui interdit à la commune d’intervenir sur ce champ.

A cet égard, notre ville a plaidé auprès de l’exécutif communautaire pour que les intérêts de Perpignan – cÅ“ur de notre agglomération et assumant d’importantes charges de centralité – soient mieux pris en compte, comme dans bien d’autres domaines d’ailleurs….

Il est en effet plus que nécessaire que notre agglomération se dote d’un véritable schéma de développement économique et commercial, identifiant ainsi les filières clé à accompagner, avec l’appui d’un réseau de PME – PMI, très présent sur notre territoire et donc en mesure de mobiliser notre bassin d’emploi en souffrance.

Logistique, numérique, nautique…, autant de secteurs où notre territoire se doit d’exceller, en associant, implantations économiques, recherche et formation professionnelle….

A cela s’ajoute, l’impératif de l’attractivité, en donnant, à l’Agence CAP SUD, une véritable « feuille de route », résolument tournée vers l’avenir et la promotion du territoire, à l’échelle nationale, européenne et mondiale.

Un tel schéma prospectif doit aussi se pencher sur la répartition d’une offre équilibrée en matière commerciale, préservant nos centres-villes face à une concurrence, parfois féroce, des grandes enseignes installées en périphérie.

J’ai eu l’occasion de prendre position fermement contre l’implantation de certains de ces magasins dans les zones commerciales, dans le but de préserver tous les efforts consentis en faveur de la revitalisation du commerce de proximité dans notre ville.

 

 

“La Ville a passé 39 millions d’euros de commandes d’achats publics, auprès de 900 fournisseurs locaux, permettant de consolider l’emploi et la vitalité économique”

 

 

En dépit d’un climat économique plus que calamiteux, notre ville n’est donc pas restée, pour autant, inerte et s’est montrée à l’écoute de tous les investisseurs, attirés par les atouts géostratégiques de notre territoire.

Elle a surtout la préoccupation de créer des conditions favorables à l’impulsion de projets des acteurs économiques, que ce soit sur le plan des services à destination des familles des futurs salariés ou concernant l’offre de foncier et les opportunités de reconversion de friches, nombreuses sur la ville et qu’il s’avère impératif de recenser régulièrement.

A cet égard, notre ville a établi une stratégie foncière consistant précisément à vendre des biens, précédemment préemptés et qui désormais ont pu être cédés à des investisseurs, en capacité d’engager les réhabilitations avant la remise sur le marché.

Je citerai ici, parmi bien d’autres projets, l’opération du Mas Delfau, cédé à un opérateur intéressé pour faire de ce site, un complexe immobilier attractif, pourvu d’un espace ludique et aquatique.

Concrètement, notre ville a aussi favorisé, grâce à l’acquisition, pour un montant de 4,2 millions d’euros, du bâtiment emblématique des Dames de France, l’installation, en 2023, de l’Ecole 42, filière de formation inédite en programmation informatique et demain, nous l’espérons, l’accueil d’autres projets d’investissement, en capacité de créer de nouvelles synergies, en ces domaines de développement, porteurs d’emplois et d’innovation technologique.

La Ville a également accompagné le projet de développement de la plateforme de Saint-Charles, leader dans le domaine de la logistique agro-alimentaire et fortement soutenu, en cédant le Mas Saint-Joseph, l’entreprise locale de production d’espadrilles, Payote, symbolisant le « made in Perpignan ».

Dois-je rappeler, par ailleurs, les 39 millions d’euros de commandes d’achats publics, passés auprès de 900 fournisseurs locaux, permettant de consolider l’emploi et la vitalité économique ?
Pour autant, l’observatoire nationale des inégalités mentionne que sur les vingt quartiers les plus pauvres, trois étaient situés à Perpignan et 13 en Occitanie.

Ces chiffres confirment le diagnostic établi lors de l’élaboration du nouveau contrat de ville 2024 – 2030. Face à des taux de chômage élevé constatés dans nos quartiers prioritaires, notamment chez les jeunes de moins de 25 ans, le défi est immense.

Et même si la situation ainsi décrite demeure préoccupante, elle n’est cependant pas très différente de celle observée dans d’autres quartiers d’Occitanie et sur le reste du territoire national ; qui plus est, dans un contexte économique dégradé qui pénalise les personnes les plus fragiles.

Notre modèle social est, à cet égard, fortement réinterrogé, ce qui nous oblige à réinventer la façon d’agir, en privilégiant une approche par le travail, à destination de nos concitoyens les plus éloignés de l’emploi.

C’est bien dans ce contexte que la Ville de Perpignan a réaffirmé, dans le respect de ses compétences, son engagement en matière de lutte contre les différentes formes de précarité, présentes sur le territoire perpignanais.

 

 

“Entre 2020 et 2024, le nombre de nuitées touristiques a augmenté de 25 % attestant de cette nouvelle dynamique, au bénéfice de nos loueurs et de nos commerçants”

 

 

Le Contrat de Ville préconise la déclinaison d’un axe socio-éducatif et professionnel, articulé autour d’une collaboration avec France Travail et la Mission Locale, en vue de développer de nouvelles initiatives, au bénéfice des publics les plus en difficulté.

Se sont ajoutées une application élargie des « clauses sociales » dans les marchés publics, facilitant l’embauche d’habitants du quartier par les entreprises appelées à intervenir pour les chantiers de rénovation et la consolidation de partenariats avec ces même acteurs, incités à s’implanter dans les quartiers prioritaires afin d’assurer un meilleur accès à l’emploi.
A ce sujet, la Ville de Perpignan a récemment sollicité le Premier Ministre à propos de la création d’une « zone franche » en centre-ville.

La démarche est double.

Plaider pour l’éventuel prolongement du dispositif en vigueur depuis 1997, sur le secteur du Haut-Vernet et une partie de l’actuelle zone Polygone Nord, ayant permis de créer, au fil du temps, un authentique « poumon économique » pour le territoire, au travers de l’installation d’entreprises industrielles et d’activités commerciales, créatrices d’emplois et même si le dispositif s’est quelque peu essoufflé depuis 2017…

Et dans le même temps, faire bénéficier au centre-ville de Perpignan de la même dynamique, pour les cinq ans à venir, au travers d’exonérations d’impôts sur les bénéfices et donc inciter des entreprises à recréer de l’emploi, au sein même de secteurs en souffrance et en direction de publics en demande.

Sur un autre plan, l’économie touristique, filière centrale et atout incontestable de notre ville, mérite également un nouvel élan, vecteur d’image positive et de notoriété pour Perpignan et surtout, activité pourvoyeuse d’emplois et de ressources pour le territoire.

En application d’une nouvelle législation, la ville de Perpignan a choisi, depuis le 1er janvier 2023, d’assumer la compétence de la communication touristique, au travers de la création d’un nouvel office municipal, régi par un Etablissement Public, Industriel et Commercial.

En cohérence avec les activités du Palais des Congrès, l’enjeu est d’impulser une véritable stratégie englobant l’accueil des touristes et la promotion de séjours et de visites de sites afin de faire de Perpignan une destination d’excellence.

 

 

“La vacance commerciale, en centre-ville, a baissé de 3,5%”

 

 

Grâce à la mobilisation des professionnels – hébergeurs, agences de voyage locales, prestataires et transporteurs – un plan d’action global a été arrêté, sous le label d’une marque déposée, « Perpignan Centre du monde » et muni d’un site internet entièrement repensé.

Entre 2020 et 2024, le nombre de nuitées touristiques a augmenté de 25 % attestant de cette nouvelle dynamique, au bénéfice de nos loueurs et de nos commerçants. La durée du séjour moyen est aussi en hausse et alors que la fréquentation touristique tend à se fidéliser sur l’ensemble de l’année. Il est à noter et ceci grâce au renforcement des liaisons aériennes et de l’offre SNCF, la part de la clientèle étrangère a également progressé.

Le déménagement de l’accueil de l’office du tourisme dans les locaux du Palmarium permettra d’améliorer le service rendu et de créer une boutique autour de produits marquetés.

L’enjeu, pour les années à venir, est de marier plus fortement encore valorisation du patrimoine, mobilisation du savoir-faire local, activation des partenariat privés et publics, développement du tourisme d’affaire et accompagnement des investisseurs.

Enfin, notre ville, conformément à un engagement pris en début de mandature, s’est efforcée de soutenir son agriculture, présente sur le territoire municipal, au travers de 1000 hectares cultivés.

Nous avons ainsi travaillé à un repérage des sites exploitables et assuré une mise en relation entre les agriculteurs et les propriétaires de terrain. Un important plan de de lutte contre la cabanisation a été aussi engagé, ayant abouti, depuis 2023, à huit acquisitions foncières préventives.

Au total et plus globalement, la priorité est de porter une réelle vision d’avenir pour notre ville et d’accompagner tout projet qui contribue à renforcer son attractivité, par la mobilisation de tous nos talents et la valorisation de nos réussites.

Il est question de faire vivre ce projet de ville ambitieux et de soutenir, par là-même, l’innovation et l’intelligence collective, en sortant de tous ces débats stériles et politiciens qui n’intéressent pas nos concitoyens.

Plus encore, il s’agit, au-delà-même des documents d’urbanisme et de planification territoriale, de faire preuve d’imagination, en anticipant les transformations en cours.

Autant de réponses à inventer et de pensées « conformistes » à bousculer, face à la révolution numérique qui bouleversent l’ensemble de nos systèmes d’information, à la nécessaire redynamisation de nos politiques éducatives et de formation en faveur de la jeunesse ou encore aux enjeux du vieillissement des populations et à l’émergence de la silver économie”.

-Ouillade.eu : en ce qui concerne le commerce de centre-ville, vos actions ont-elles été porteuses de solutions ? Est-ce votre mission ?

Louis Aliot : “Si le développement économique dépend des politiques communautaires, le commerce de proximité demeure, pour une part, dans le champ de l’action municipale.
Je rappelle que la municipalité a impulsé, dès juillet 2020, face à la crise sanitaire, un plan d’accompagnement volontariste, traduit, notamment, par une exonération des droits de terrasses et de loyers commerciaux, dont la ville est propriétaire et le dégrèvement des 2/3 du montant de la cotisation foncière des entreprises, soient 550 structures relevant de différents secteurs d’activité.

Aussi, notre ville, désireuse de combler un retard en matière de redynamisation commerciale s’est dotée d’un nouvel outil, au travers de la création d’un office du commerce et de l’artisanat : lieu de coordination des actions menées en faveur du commerce et interlocuteur unique à destination des commerçants et des porteurs de projets, dans le but de faciliter les démarches et les relations avec les services municipaux.

A également été installé un conseil consultatif des commerces, destiné à renforcer les partenariats et à engager toute action concernant le développement de nos commerces de proximité.

Concrètement et en lien avec la mise en œuvre du dispositif « Action Cœur de Ville », la municipalité a coordonné la réalisation de travaux de sécurisation des réseaux d’eau et de gaz, de la voirie et d’embellissement des espaces publics, sur l’axe urbain centrale, entre la place du Pont-d’en-Vestit et la place Cassanyes.

Couplée à cette opération de réhabilitation, la ville a fait le choix d’investir 1,4 million d’euros pour « redonner vie » à la rue historique des Augustins, appelée à redevenir une artère commerciale vivante et prospère.

Il s’agit d’acquérir et de rénover, à terme, vingt-cinq cellules commerciales, en vue d’implanter de nouvelles activités orientées vers l’artisanat, les filières haut de gamme et métiers de la brocante et de l’art.

Dix premières cellules, entièrement réhabilitées, ont été d’ores et déjà attribuées à des commerçants volontaires, sur la base d’un appel à manifestation d’intérêt.

Cette action volontariste, conjuguée à bien d’autres interventions d’accompagnement, commence à porter ses fruits.

La vacance commerciale, en centre-ville, a baissé de 3,5% pour atteindre, en janvier 2015, 14,9% : ce qui positionne Perpignan, proche de la moyenne nationale et en dessous du taux enregistré sur la région Occitanie.

En effet, depuis le 1er janvier 2025, cinquante-neuf ouvertures et reprises de commerces ont été comptabilisées en « cœur de ville ».

Au-delà de ces initiatives particulières, il est envisagé et afin de répondre à l’enjeu global de la redynamisation économique de notre « cœur de ville » dans un contexte dégradé, l’installation d’un dispositif spécifique de portage foncier, dans l’attente d’une reprise de cellules commerciales par des enseignes intéressées.

En clair, reconstituer un outil d’intervention « public-privé », en réelle capacité de mobiliser un réseau d’investisseurs potentiels et de grandes enseignes, susceptibles de réactiver des « pas de porte », présents au sein d’artères commerciales passantes et d’autres rues dédiées aux commerces traditionnels.

 

 

“Cinquante kilomètres de voirie et de trottoirs réhabilités, notamment dans des rues oubliées depuis des décennies”

 

 

Rendre les commerces plus attractifs, c’est aussi en faciliter l’accès, au travers, notamment de la gestion du stationnement, gratuit ou payant sur la voirie ou en ouvrage.

La nouvelle délégation de service public concédée a permis de consolider la conduite d’une politique cohérente, conciliant tarifs adaptés, prise en compte des besoins des résidents et des commerçants et optimisation du partage des espaces publics”.

-Ouillade.eu : votre Opposition est très critique pourtant…

Louis Aliot : “Dans l’opposition, il est toujours aisé d’enfoncer les « portes ouvertes » pour exister et tenter de faire croire que vos déclarations sont originales… Ce que je constate, en conseil municipal ou dans les prises de position dans la presse, c’est avant tout un mélange d’arrogance, de grands « poncifs » et d’esprit procédurier ou même de propos orduriers, sans aucun intérêt sinon de faire gonfler les egos. Et ils ne sont pas minces… En clair, le principe du « y’a qu’à faut qu’on » guide le discours, le plus souvent caricatural et mensonger. Mais aucune proposition, absolument aucune, si ce n’est curieusement critiquer la Police municipale, les animations pourtant très populaires ou jouer au technocrate de bassin qui aurait raté Navale…Avant de vouloir rentrer dans l’histoire, il s’agirait, devant un tel désastre, de faire preuve d’un peu plus d’humilité et de décence…”.

-Ouillade.eu : durant ce mandat, de nombreuses actions ont été menées pour améliorer le cadre de vie et préparer l’avenir. Quelles réalisations vous semblent les plus marquantes ?

Louis Aliot : “Elles sont évidemment nombreuses. Lorsque les Perpignanaises et les Perpignanais m’ont accordé leur confiance, j’ai pleinement mesuré leur attente : redresser la ville et améliorer concrètement leur quotidien. L’urgence était de reconstruire des services essentiels, en particulier redéployer la police municipale et réorganiser la propreté urbaine. Je suis fier, et surtout heureux pour mes concitoyens, d’avoir rendu à Perpignan la sécurité et la propreté auxquelles chacun a droit. Et je peux d’ores et déjà vous dire que ces efforts seront encore amplifiés lors du prochain mandat.

Je tiens également à souligner la rigueur de notre gestion budgétaire. Elle nous a permis de porter les investissements annuels à cinquante millions d’euros, contre trente auparavant, sans augmenter les impôts communaux, et malgré la baisse continue des dotations de l’État. Nous avons également dû faire face à l’obsolescence de plusieurs équipements publics municipaux hérités du passé, que nous avons répéré pour les uns et modernisé pour les autres. Il en reste encore beaucoup.

Les résultats sont concrets : cinquante kilomètres de voirie et de trottoirs réhabilités, notamment dans des rues oubliées depuis des décennies comme Llucia, la rue des Augustins ou la rue Jean Peyra ; près de six millions d’euros investis dans la sécurisation et l’accessibilité des voies urbaines ; près de trois millions d’euros de subventions accordées pour accompagner le ravalement et l’embellissement des façades. Nous avons également engagé de vastes opérations de rénovation urbaine pour revaloriser durablement l’image de Perpignan.

 

 

 

“Perpignan est la première commune de la région d’Occitanie à obtenir la 4e étoile du label Climat -Air – Energie”

 

 

Avec la même volonté de rompre avec les fatalismes, nous avons repris en main les programmes de rénovation urbaine dans les quartiers les plus en difficulté et notamment dans Saint-Jacques. Les premiers résultats sont visibles. Cette politique volontariste sera poursuivie et amplifiée. Le centre-ville doit être une vitrine avec son patrimoine, sa vitalité et sa diversité.
La municipalité aura investi, en quatre ans, plus de 100 M€, pour la réalisation de projets d’aménagement et de modernisation de nos équipements sportifs et culturels.

Je cite, pour mémoire et sans prétendre, ici, naturellement, à l’exhaustivité : la requalification de nos voiries et de nos trottoirs, la livraison de la piste cyclable rue Diego Velasquez, en continuité de celle de l’avenue de la Salanque, le réaménagement de nos groupes scolaires, la mise à disposition d’un « espace sportif » de proximité en centre-ville, la construction d’une nouvelle maison des Associations, la rénovation du grand hall et la création d’une salle de spectacle au sein du parc des expositions ainsi que la végétalisation de nos espaces publics et de nos parcs et la désimperméabilisation de la rue Pic des Salines, des Caroubiers et des Fusains.

A ce propos, Perpignan est la première commune de la région d’Occitanie à obtenir la 4e étoile du label Climat -Air – Energie, récompensant les collectivités locales, à l’origine de politiques audacieuses en matière d’extension du patrimoine arboré et plus globalement de préservation de la biodiversité et d’actions d’économies d’énergie et de la ressource en eau.
J’ajoute, la livraison d’une salle de restauration à destination de nos étudiants du campus Mailly, en « cœur » de ville et la création, par ailleurs, d’un centre d’entraînement à la « Plaine de jeux » pour nos sportifs de haut niveau

Rappelons aussi l’ouverture prochaine de la future Médiathèque, – équipement structurant de plus de 1 000 m² – et du nouvel espace adolescence jeunesse sur le secteur du Vernet ; ainsi que le chantier en cours, tant attendu, depuis 30 ans, de reconstruction, de l’ilot PUIG, à Saint Jacques, en vue de livrer, d’ici quelques mois, 36 logements neufs, à destination des habitants du quartier.

A ce titre, la lutte contre l’habitat indigne demeure une priorité dans le souci d’améliorer les conditions de vie des propriétaires occupants et des locataires et entendu comme vecteur de changement d’image de notre ville, notamment dans le centre ancien.

Un programme d’aides à la réhabilitation des logements a aussi été lancé, avec le concours de l’ANAH et associé à un plan de rénovation des façades. Le ravalement a concerné, depuis 2020, par la mobilisation de subventions municipales à hauteur de plus de 2,6 M€, 330 immeubles situés en cœur de ville.

Autant d’investissements volontaristes réalisés, cependant, dans un contexte de fortes contraintes financières. Et alors que notre ville, qui enregistre un des taux de pauvreté les plus importants de France, engendrant des besoins colossaux en matière de service public, a subi une ponction financière de plus de 14,5 M€, effet mécanique de mesures gouvernementales décidées, toutes ces dernières années, sans aucune concertation.

Et pourtant, le budget 2025 a maintenu un plan d’investissement conséquent permettant de finaliser les projets d’aménagement de nos espaces publics déjà engagés. Le contexte 2026 s’annonce encore bien plus périlleux, marqué, à cette heure, par beaucoup d’incertitudes concernant les ressources allouées et les contributions demandées aux collectivités locales Enfin et c’est le plus important, au travers d’une gestion très rigoureuse des dépenses de fonctionnement, notre ville conserve un autofinancement net de plus de 15,5 M€ : soit un niveau d’épargne au-dessus de celui de l’année 2019 !

 

-Ouillade.eu : vous évoquez souvent la nécessité de répondre à certaines urgences durant ce mandat. Est-ce un axe majeur de votre bilan ?

Louis Aliot : “Absolument. Nous avons fait le choix d’agir face aux enjeux contemporains, même lorsque cela nous conduisait à sortir du cadre strict de nos compétences, toujours dans l’intérêt des habitants. C’est notamment le cas dans les secteurs de la Santé au travers de son engagement, au moment de la pandémie du COVID 19, en allouant des moyens logistiques conséquents pour assurer les dépistages et les campagnes de vaccination.

C’est aussi le cas dans la concertation engagée avec l’Etat et la signature en 2023 d’un nouveau contrat local de santé associant, dans le cadre de l’application du Projet Régional de Santé et au regard d’un diagnostic approfondi, l’Agence Régionale de la Santé, la CPAM et la Ville.

 

“Ouverture de la Maison de Santé Pluriprofessionnelle, Rue Foch”

 

 

Le premier axe, c’est d’abord l’accès aux soins de « premier recours ». L’ouverture de la Maison de Santé Pluriprofessionnelle, Rue Foch, au sein d’un bâtiment communal, consolidant un important réseau de professionnels de santé très investi, a permis, avec le soutien de l’Etat et d’autres partenaires, de couvrir une partie des besoins sur le centre-ville et sur sa périphérie. Cette Maison de santé, ayant mobilisé un investissement de 800 000 euros, bénéficie d’une surface de 900 m² permettant de regrouper onze spécialités.

D’autres projets de regroupements en Maison de Santé sont en préparation et ceci au travers d’une mise à disposition de locaux et en association avec d’autres initiatives privées, notamment sur le quartier du Moulin à Vent, avec l’implantation prochaine d’une antenne de SOS Médecins. L’objectif est surtout d’attirer, pour les années à venir, de nouveaux médecins sur notre territoire et aussi de jeunes internes en médecine, très intéressés par ce mode d’exercice regroupé et répondre à ce défi majeur que constitue l’accès à la santé pour tous.

La Ville possède, par ailleurs, son propre Centre médical municipal de santé agréé, Rue de la Fusterie, au sein duquel deux médecins généralistes et un infirmier en pratique avancée, assurent un suivi médical pour les personnes les plus en difficulté et fragiles, soient à destination, à ce jour, de 1 200 patients.

Le second axe concerne la prévention dans son ensemble et les actions qui touchent au dépistage des cancers, à la lutte contre les addictions – les drogues en particulier – et d’autres initiatives en rapport avec la santé mentale.

Le troisième axe, c’est le handicap et l’action menée en faveur de la prise en compte de tous les handicaps et de la perte d’autonomie ainsi que de l’insertion des personnes à mobilité réduite. Notre ville, attentive à toutes ces problématiques, travaille à une meilleure accessibilité des personnes en situation de handicap, notamment dans les lieux publics et sur la voirie. Et soutient les associations dans leur combat quotidien pour mieux faire entendre la voix de nos concitoyens concernés.
Notre ville a aussi pris l’initiative de lancer, en novembre 2024 une mutuelle communale, afin d’améliorer, en faveur de nos concitoyens les plus démunis, l’accès aux soins et de lutter contre les inégalités sociales de santé. Il s’agit, au travers de cette nouvelle offre de prestations et de tarifs adaptés, de proposer une « couverture santé » accessible à toutes et à tous, en droit de bénéficier de soins de qualité et de proximité”.

 

 

“La sécurité et la propreté resteront des priorités absolues de mon prochain mandat”

 

 

-Ouillade.eu : un accent particulier a également été mis sur la culture, le tourisme et l’événementiel. Est-ce un choix assumé ?

Louis Aliot : “Totalement. J’assume d’avoir voulu réveiller le cÅ“ur battant de notre ville et redonner à Perpignan le rayonnement qu’elle mérite. Les enquêtes d’opinion, les études immobilières et les statistiques de fréquentation le montrent : l’image et l’attractivité de Perpignan se sont nettement améliorées au cours du mandat. C’est le fruit d’une politique culturelle renouvelée, ambitieuse ainsi que de la valorisation de notre patrimoine. Cette attractivité est aussi la conséquence d’un programme évènementiel de grande qualité et d’une politique de communication moderne, innovante et populaire qui ont fait vivre la ville tout au long de ces six magnifiques années à l’instar des « Rayonnantes », du défilé DALI ou des parades de Noël, pour le plus grand bonheur des petits et des grands.

Regardez ce formidable Noël ou plus de 60 000 personnes ont visité notre « Pessebre » et près d’un demi-million de touristes notre marché de Noel. Un grand succès”.

-Ouillade.eu : quelles seront les priorités de votre campagne et de votre second mandat ?

Louis Aliot : “La sécurité et la propreté resteront des priorités absolues. Nous continuerons d’investir dans la modernisation des équipements et le renforcement de la police municipale. La qualité du service public, fondée sur la proximité et la confiance avec les habitants, restera au cÅ“ur de notre action.

Mais au-delà, mon ambition est désormais de moderniser Perpignan. Le mandat écoulé a mis en lumière des défis majeurs : le développement économique, la transition énergétique, la gestion de l’eau, les nouvelles mobilités ou encore la raréfaction du foncier. Sur chacun de ces sujets, nous devrons innover pour préserver notre potentiel et préparer l’avenir. Mais je ne laisserai pas dire n’importe quoi sur ces sujets majeurs, ils relèvent des compétences de la Communauté Urbaine et c’est pourquoi Perpignan doit prendre la tête de cette dynamique urbaine.

Être encore plus forts sur les fondamentaux et audacieux sur les perspectives : telle sera la ligne directrice de notre projet”.

 

 

“Affaire des assistants parlementaires du RN… Je suis serein, je n’ai commis aucune faute”

 

-Ouillade.eu : la campagne sera également percutée par le procès en appel dans l’affaire dite des assistants parlementaires du RN ancienne de plus de dix ans. Dans quel état d’esprit l’abordez-vous ?

Louis Aliot : “Je suis serein. Je dispose de tous les éléments démontrant que je n’ai commis aucune faute intentionnelle dans les fonctions de député européen jusqu’en juin 2017. Je fais pleinement aux magistrats d’Appel pour corriger ce dossier technique, sans lien avec mes fonctions de maire, et dans lequel aucun enrichissement personnel ne m’est reproché, ni aucun emploi fictif”.

-Ouillade.eu : vous confirmez donc votre candidature en mars 2026 ?

Louis Aliot : “Oui, je serai bien candidat, et naturellement maire lors du prochain mandat si les Perpignanaises et les Perpignanais me renouvellent leur confiance. Plus de 70 % des perpignanais me reconnaissent un bilan positif à la mairie (enquête Ifop) et prés de 50% se disent prêts à voter pour moi en mars 2026. Seul leur jugement importe”.

-Ouillade.eu : dans quel état d’esprit abordez-vous la fin de ce mandat et la campagne à venir ?

Louis Aliot : “Je suis pleinement engagé et déterminé. Engagé à exercer mon mandat jusqu’à la dernière seconde avec le même dévouement, et déterminé à mener une campagne de terrain, à la rencontre des habitants, pour défendre notre bilan et présenter notre projet pour les six prochaines années”.

-Ouillade.eu : un dernier message aux Perpignanaises et aux Perpignanais ?

Louis Aliot : “Je veux leur dire que je comprends parfaitement leurs attentes et que je partage leurs aspirations : plus de sécurité, plus de solidarité, plus de prospérité. Dans un contexte de crise économique et de désengagement de l’État, la commune reste l’un des derniers remparts contre le déclassement. Perpignan mérite un projet solide, une volonté d’agir et une défense constante de l’intérêt général. Les enquêtes d’opinion montrent que les Perpignanais soutiennent massivement notre action. Ils pourront compter sur moi pour continuer, lors d’un second mandat, à tout mettre en Å“uvre pour répondre à leurs attentes et faire rayonner notre ville”.

 

Propos recueillis par L.M.