(Vu sur la Toile)

 

Construite en 2019 malgré de multiples alertes de l’État, la promenade du front de mer de Vias devra être en grande partie démolie. Hier, jeudi 22 janvier, le tribunal administratif de Montpellier a donné raison au préfet de l’Hérault, jugeant l’ouvrage contraire à la loi Littoral.

(par wp Hérault Tribune avec AFP)

 

 

Hérault Tribune.- Le tribunal administratif de Montpellier a ordonné, jeudi 22 janvier, la démolition d’une promenade en front de mer et d’un parking attenants, édifiés “illégalement” à Vias, au cœur d’une zone protégée du littoral, en dépit de nombreux avertissements des autorités.

 

Plusieurs décisions de justice

Une esplanade menant à la mer, une promenade en front de mer d’environ 200 mètres et un parking avaient été réalisés en 2019 par la municipalité de cette station balnéaire située entre Agde et Béziers. Dès l’origine, le préfet de l’Hérault s’était opposé au projet.

En juin 2024, conforté par plusieurs décisions de justice, il avait formellement demandé au maire de procéder à la remise en état initial de la parcelle. Cette requête avait été rejetée un mois plus tard par le conseil municipal.

Saisi par le préfet, le tribunal administratif avait examiné l’affaire lors d’une audience le 7 janvier 2025, au cours de laquelle l’avocat de la commune avait réaffirmé son opposition à une démolition totale.

 

Le couperet administratif tombe

 

Dans sa décision rendue jeudi 22 janvier, le juge administratif estime que les constructions litigieuses ne respectent ni la loi Littoral ni le plan de prévention des risques d’inondation. Il souligne notamment que le site se situe dans une zone non urbanisée, où toute construction est interdite dans la bande des 100 mètres à partir du rivage.

Le tribunal ordonne ainsi la démolition de la promenade en front de mer et du parking, mais écarte celle de l’esplanade d’accès, considérant qu’une suppression totale porterait “une atteinte excessive à l’intérêt général”.

Le juge ne retient donc que partiellement la solution de compromis évoquée à l’audience par l’avocat de la commune, qui proposait la suppression des seuls “30 à 40 mètres” les plus proches de la mer.

France Nature Environnement Occitanie-Méditerranée, partie civile dans le dossier, salue une décision “exemplaire”. L’association rappelle que “la commune et son maire savaient qu’ils n’avaient pas le droit de construire ces ouvrages” et estime que “la démolition est la seule réponse possible pour garantir le respect de la loi et la protection du littoral”, dénonçant au passage un “gaspillage d’argent public” lié au passage en force de la collectivité.

Le volet pénal de l’affaire est en cours. L’avocate général a requis une amende de 150 000 euros à l’encontre de la commune de Vias et de 50 000 contre son maire, Jordan Dartier. La décision de la cour d’appel de Montpellier est attendue le 9 février prochain.

(Source : Hérault Tribune & AFP)