(Vu sur la Toile)
Harcèlement : le célèbre avocat Antoine Vey sera bien suspendu cinq mois, il renonce à faire appel
(Article de 20 Minutes avec AFP)
Journal 20 Minutes.- « Propos désobligeants », « mauvais management » : le jeune et célèbre avocat Antoine Vey s’est désisté jeudi de son appel contre la décision du conseil de l’Ordre du barreau de Paris qui l’avait suspendu cinq mois pour des « manquements » déontologiques, notamment un « mauvais management », alors que d’anciens collaborateurs l’avaient accusé de harcèlement.
Au début de l’audience en appel, son conseil, Me Emmanuel Marsigny, a annoncé la décision de son client, qui n’était pas présent. Le parquet général, qui avait interjeté un « appel incident », s’en est également désisté. La décision sera formellement rendue le 19 mars, date à laquelle commencera alors la suspension de douze mois, dont cinq ferme, dont avait été condamné Antoine Vey en juillet par le conseil de discipline des avocats.
« Manquements » envers « près d’une dizaine d’anciens salariés »
Pénaliste reconnu, qui a notamment défendu Julian Assange ou Jérôme Cahuzac, Antoine Vey, 41 ans, avait été sanctionné pour ses « manquements » envers « près d’une dizaine d’anciens salariés et collaborateurs » entre 2017 et 2020, selon la décision rendue par ses pairs début juillet. Ces faits « réitérés » ont « entraîné une dégradation de l’état de santé de plusieurs » d’entre eux, avait noté le conseil de l’Ordre en soulignant la « confusion des genres » et les « tactiques manipulatrices » de l’avocat. « Ce n’est pas parce qu’un mauvais management est érigé en règle au sein d’un cabinet d’avocats qu’il n’en demeure pas moins contraire à la déontologie des avocats ».
Dans un communiqué transmis à l’AFP, Me Vey, autrefois associé d’Éric Dupond-Moretti, a assuré continuer « de contester les faits qui (lui) sont reprochés », mais, « eu égard au contexte médiatique », il dit avoir « acquis la conviction » que sa « parole ne sera pas entendue ». « Je n’ai plus à cœur de continuer à alimenter des polémiques » et « je n’ai jamais souhaité causer de préjudice à quiconque », « je souhaite tourner la page de ces accusations », a-t-il ajouté, relevant qu’il lui « faut accepter de ne pas poursuivre un combat personnel qui ne pourra que nuire à (son) cabinet et à tous ses membres ».
(Source :Â journal 20 Minutes et AFP/Agence France Presse)

