(Communiqué)

 

 

-“Le 6 avril 2026, Thierry del Poso, maire de Saint-Cyprien et membre des LR66, doit comparaître devant le tribunal judiciaire de Perpignan. Il est renvoyé devant la juridiction correctionnelle pour des faits de violences volontaires aggravées par personne dépositaire de l’autorité publique, à la suite d’une altercation survenue en juillet 2016 avec son opposant Jean Jouandet

Les Faits : Le maire Thierry del Poso aurait volontairement commis des violences sur M. Jouandet à la fin de la réunion de Conseil Municipal du 8 juillet 2016 portant sur l’affaire du camping Al Fourty, alors même qu’il savait sa victime particulièrement vulnérable en raison de son âge et de son état de santé. M. Jouandet est décédé quatre mois après l’altercation
Comme tout justiciable, M. Del Poso bénéficie, bien sûr, de la présomption d’innocence. Il appartiendra au tribunal de dire le droit.
Toutefois, son renvoi devant le tribunal implique cependant que les magistrats instructeurs ont estimé qu’il existait des indices graves et concordants justifiant une mise en examen et un jugement public de M. Del Poso.

Dans ce contexte, une question politique se pose désormais avec clarté : Quelle sera la position de Madame Jodsende, secrétaire départementale des Républicains (LR66) et sénatrice des Pyrénées-Orientales, et plus généralement des LR66, si M. Del Poso venait à être condamné dans cette affaire, s’il était réélu Maire ou s’il devenait conseiller municipal d’opposition en mars 2026 ?

Une déclaration publique sur l’inéligibilité :

Dans un article publié par Ouillade.eu le 19 février 2026, Mme Josende a affirmé vouloir soutenir un projet de loi visant à rendre inéligible toute personne reconnue coupable de violences.

Une position claire sur le principe : On ne peut prétendre représenter la République lorsque l’on méprise ses règles fondamentales.
Or, la situation de Saint-Cyprien met ce principe à l’épreuve.

 

Première question : un silence qui interroge

À ce jour, la fédération départementale Les Républicains des Pyrénées-Orientales, les LR66 ne se sont jamais officiellement exprimés sur cette affaire.

Dès lors, nous souhaitons interroger Mme Josende en sa qualité de secrétaire départementale LR66:

• Est-elle gênée par cette situation au regard des responsabilités qu’elle exerce, de l’image des LR66 dans le département et des positions de principe qu’elle vient de prendre ?

• Envisage-t-elle de s’exprimer politiquement avant le jugement du 6 avril 2026 ?

 

Seconde question : La cohérence en cas de condamnation

Si, d’aventure, le tribunal judiciaire de Perpignan venait à condamner M. Del Poso — quelle que soit la peine prononcée — et si le projet de loi qu’elle appelle de ses vœux n’était pas encore adopté après les municipales, Mme Josende demandera-elle néanmoins son inéligibilité ou son retrait de toute responsabilité politique ?

Autrement dit : Demandera-t-elle au lendemain des élections municipales l’application à M. DELPOSO du principe qu’elle souhaite inscrire demain dans la loi ?

Car l’enjeu dépasse le seul cas de Thierry del Poso.

Il touche à la cohérence entre les déclarations et les pratiques.

On ne peut affirmer un jour qu’un élu condamné pour violences ne peut représenter la République, et le lendemain s’abstenir d’en tirer les conséquences concrètes lorsqu’il s’agit d’un membre de sa propre formation politique.

À quelques semaines de l’audience du 6 avril 2026, ces questions méritent des réponses claires.

Les militants LR, les élus et les citoyens de Saint-Cyprien sont en droit de connaître la position de leur sénatrice et responsable départementale des LR66 face à cette situation”.

 

Claudette Guiraud, conseillère municipale d’opposition de la Ville de Saint-Cyprien