(Communiqué)

 

 

Sandrine Dogor-Such, députée de la 3e circonscription des Pyrénées-Orientales, nous communique qavec prière d’insérer :

 

 

-“Alors que l’Assemblée nationale a adopté en deuxième lecture la proposition de loi relative au droit à mourir, je tiens à rappeler ma ferme opposition à ce texte, position que je défends depuis le début de mon mandat

 

Tout au long de l’examen parlementaire, en commission comme en séance publique, j’ai été totalement mobilisée. Oratrice de mon groupe sur ce texte, j’ai déposé et défendu plus de 90 amendements, avec pour seul objectif la protection des personnes les plus vulnérables et la priorité absolue que constitue un accès effectif aux soins palliatifs sur tout le territoire.

Dès 2022, je me suis emparée de ce sujet délicat en faisant le constat que la politique en matière de soins palliatifs en France n’était pas à la hauteur de l’enjeu, loin s’en faut.

J’ai participé à la mission d’évaluation de la loi Claeys-Leonetti de 2016, au groupe d’études sur la fin de vie, au groupe interparlementaire constitué parallèlement à la Convention citoyenne sur la fin de vie, ainsi qu’à la commission spéciale chargée d’examiner ce texte.

J’ai par ailleurs interrogé le Gouvernement à plusieurs reprises pour connaître les chiffres exacts de la couverture en soins palliatifs en France et demander qu’un égal accès aux soins palliatifs devienne enfin une réalité.

Il est essentiel d’appliquer les lois de 2005 et de 2016 afin que chacun puisse être accompagné et soulagé avant de pouvoir envisager la moindre évolution de ce texte.

Les soins palliatifs sont une médecine lente, qui nécessite de construire la confiance avec le patient. Cet équilibre va être totalement remis en question par la légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté. C’est une transgression majeure sur le plan éthique, médical et légal.
L’interdit de tuer est un principe fondamental de notre droit.

C’est un leurre de penser que cela va résoudre les problématiques qui persistent en fin de vie.

Dans notre département, le travail engagé porte déjà ses fruits : deux projets d’unités territoriales de soins palliatifs, l’un à l’hôpital et l’autre à la Clinique Saint-Pierre de Perpignan, sont prévus pour 2027.

Cette avancée démontre qu’il existe une autre voie : celle de l’accompagnement, de la solidarité et de la protection des plus fragiles.

Je continuerai de défendre une approche fondée sur la dignité humaine, la protection des personnes vulnérables et le développement effectif des soins palliatifs pour tous”.

Sandrine Dogor-Such
Députée des Pyrénées-Orientales