La Commission des lois du Sénat a adopté à l’unanimité, ce matin, le rapport d’information consacré aux rodéos motorisés et rave-parties illégales, dont Lauriane Josende (LR/Les Républicains), sénatrice des Pyrénées-Orientales, est Co-Rapporteur avec ses collègues Isabelle Florennes et Hussein Bourgi

 

 

En 2024, les forces de l’ordre sont intervenues plus de 38 500 fois pour des rodéos motorisés, soit près d’une intervention tous les quarts d’heure. La même année, 337 rave-parties illégales ont été recensées, générant nuisances, dégradations, risques sanitaires et de fortes tensions avec les riverains.

Face à ces phénomènes, le rapport souligne l’inadaptation persistante de l’arsenal juridique aux réalités du terrain. Après quatre mois de travaux, plus d’une vingtaine d’auditions et un déplacement de terrain, les Co-Rapporteurs formulent vingt-huit propositions pour mieux prévenir, détecter, intervenir, sanctionner et faire payer les responsables.

D’abord, il faut se concentrer sur les moyens matériels des rodéos motorisés, en facilitant la saisie, la confiscation et la destruction des véhicules utilisés.

Ensuite, il faut mieux détecter et documenter les infractions, grâce au recours renforcé aux drones et à la vidéoprotection algorithmique. Pour être efficace, la réponse pénale doit pouvoir s’appuyer sur des preuves solides et rapidement exploitables.

Enfin, il est nécessaire de durcir la réponse contre les rave-parties illégales, en abaissant de 500 à 250 personnes le seuil de déclaration obligatoire, en sanctionnant les participants à un rassemblement illégal et en permettant la confiscation du matériel
utilisé. Il s’agit ici de responsabiliser les organisateurs comme les participants.

« Les rodéos motorisés et les rave-parties illégales ne sont pas de simples nuisances sonores. Ils mettent des vies en danger, dégradent les espaces, fragilisent l’activité économique locale et perturbent durablement la vie des territoires. Pour les communes, les riverains et les acteurs économiques, ils représentent un coût humain, matériel et financier qu’on ne peut plus minimiser », déclare la sénatrice des P-O.

Lauriane Josende entend s’appuyer sur ce rapport lors de l’examen, en mai, du Projet de loi RIPOST du Ministre de l’Intérieur, dont elle est également Rapporteur.