Si l’on en juge seulement de par la jauge qui permet d’évaluer l’affluence du public présent, hier soir, à Perpignan, pour la réunion publique de la liste “Plus forts pour Perpignan” (estampillée PS-Place Publique), menée par le binôme Agnès Langevine-Codognès et Annabelle Brunet, c’est plutôt mal parti à huit jours du 1er tour des élections municipales
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 4 000 personnes au meeting de Jordan Bardella (Rassemblement National), le 28 février ; 2 000 personnes au meeting de Jean-Luc Mélenchon (La France Insoumise) le 1er mars… et, hier, seulement, 350 personnes pour les ténors de Place Publique-PS, Raphaël Gluksmann, Boris Vallaud et la présidente de la Région Occitanie, Carole Delga.
Malgré la présence de trois “éléphants” du PS, malgré le soutien de six formations politiques, malgré le fait que le Département’66 soit dirigé par le PS… malgré tout et malgré le reste – la famille, les z’Amis (surtout !) et les incontournables redevables -, dans son idéal démocratique d’ouverture à tous les courants d’air idéologiques pour se renforcer, visiblement la liste “Plus forts pour Perpignan” peine à convaincre, à trouver son public, à mobiliser son électorat, à afficher une certaine crédibilité, même dans ses propres rangs il semblerait.
Une parenthèse anecdotique, mais qui en dit déjà suffisamment long sur la Toile des concurrents (d’en face et de l’intérieur !) : l’absence très remarquée (selon les réseaux sociaux), à cette réunion publique, de la présidente du Département’66, Hermeline Malherbe (PS) ?
L.M.
*Chiffre donné par le journal L’Indépendant, dans son édition de ce jour, samedi 7 mars 2026.

