*Par Christian Munos, ancien Directeur général des services (DGS) de la Ville d’Argelès-sur-Mer
–“Cette question m’a été posée à plusieurs reprises ces derniers temps. Elle mérite en effet une réponse claire.
Installé à Argelès depuis vingt-quatre ans, j’ai eu l’honneur de servir cette commune pendant dix ans en qualité de directeur général des services. Cette expérience m’a permis de connaître de près son administration, ses équilibres, ses forces mais aussi ses fragilités. Je connais également bien les acteurs de la vie politique locale.
Antoine Parra, que je connais depuis près de vingt ans, avec qui j’ai partagé des engagements et parfois des amitiés. Julie Sanz également, et le parcours politique qui l’a conduite à se présenter.
Au moment de faire un choix, je ne voulais ni régler des comptes ni céder à un réflexe affectif. Je voulais comprendre et me faire une conviction.
Depuis longtemps, certaines questions me paraissent essentielles pour l’avenir d’Argelès. La place du tourisme, d’abord. Il constitue la colonne vertébrale économique de notre commune, mais son développement pose aussi aujourd’hui la question de l’équilibre entre activité touristique et qualité de vie pour les habitants à l’année.
Je suis convaincu que ce défi doit être affronté avec lucidité : ni dans le déni, ni dans la fuite en avant.
Je pensais également qu’une alternance de style, et peut-être même de genre, pourrait être bénéfique pour une ville qui a toujours été dirigée par des hommes.
C’est dans cet état d’esprit que j’ai rencontré Hélène Broc.
Je pensais découvrir une technicienne aguerrie de l’aménagement du territoire. J’ai découvert bien davantage : une femme profondément attachée à Argelès et à son identité.
Elle parle d’abord du territoire : de la mer et de la montagne, de l’identité catalane, de la cohésion sociale et du vivre-ensemble. Elle assume sans détour la question du tourisme, qu’elle considère comme la colonne vertébrale de son projet, mais avec une volonté claire de rééquilibrage.
Elle parle du port sans démesure, du centre-village avec affection, et du devenir de la commune avec une vision faite de mesure, d’équilibre et de responsabilité.
C’est cela qui m’a convaincu.
Je n’ai pas rallié une étiquette.
J’ai rallié un projet de territoire.
Mon engagement est tardif, certes, mais il est réfléchi et assumé.
Argelès est une terre rare. Elle mérite des choix éclairés pour son avenir.
J’ai fait le mien”.
Christian Munos

