Il y a dix mois encore, je militais pour convaincre les différents protagonistes des élections municipales de mars 2026, que nous pouvions réfléchir, que nous le devions, que c’était indispensable par honnêteté minimale au regard des personnes que nous nous honorons de devoir défendre… et dont nous prétendons toujours servir les intérêts

 

Ce n’était pas possible d’envisager une élection municipale dans laquelle nous ne pouvions rien proposer – si ce n’est le maintien des petits pouvoirs en place et la petite victoire d’estime des uns et des autres au premier tour du scrutin et hop, rendez vous six ans après…

Face à la liste sortante et sans cesse renouvelée du maire actuel empêtré dans ses problèmes juridiques et judiciaires, une opportunité, une OPPORTUNITE, se présentait : une liste de citoyens impliqués qui brasserait tous les rangs de ceux qui depuis quarante ans, vont de réunions en réunions en espérant enfin entendre des messages de rassemblement. Des rassemblements de personnes comme vous et moi, pas de starlettes .. De gens qui ont fait le choix de vivre ici, d’y travailler, de fonder une vie en quête d’un avenir !

Sortir enfin des petits clivages habituels : je te prends celle-là qui est plus ouverte sur la catalánite et je te laisse celui-là, si peu sensible à la cause des femmes… ça rééquilibre : une pincée à gauche et une bonne poignée à droite : c’est pas si mal que ca!

Mais ça ne marche pas davantage. Tout est faux car tout est artificiel. Peut on croire à la sincérité d’une liste composée depuis 2008 de l’opposante à gauche, à l’époque obnubilée par l’échec de la liste d’union, passée ecolo, redevenue centre droite, après avoir tenu avec des extrémistes, ralliée à des ex centristes et locaux notoires… Peut-on croire à l’honnêteté de la liste des verts, recroquevillés sur eux et accrochés à leurs certitudes face à des paysans souffrant la misère et remontés comme des coucous.

Ou cette curieuse liste, à laquelle j’ai failli croire moi-même, avec un duel fratricide inattendu. Et tous ces transfuges entre familles, mercato du pauvre où ne règnent que des pourparlers grassement rémunérés au “poids” des voix prétendument ralliées!

Et là-dedans, droit comme un mât de bateau, Mathias conservant l’œil rivé sur la berge opposée, mène où il peut la petite coquille de noix des 45 participants au vote des 46 de la section PS de Perpignan.

De qui se moque t’on ? Pas le moindre effort, pas la moindre tentative de convaincre que tous ensemble (et sans savoir qui est le premier, le second…) d ‘une liste constituée de personnes de bonne foi, nous pouvions l’emporter en laissant nos petits égos enfermés dans nos armoires.

Alors, et comme beaucoup qui depuis 40 ou 50 ans, ont pris l’habitude de voter à droite pour faire barrage au Pire, j’ai décidé de ne pas voter (pas plus au premier qu’au second tour).

Puisqu’ils ne nous accordent pas la moindre importance, puisqu’ils continuent leurs conciliabules en faisant comme si nous n’existions pas, puisqu’ils croient que notre sincérité de citoyens, éprouvée depuis des décennies, leur reste aveuglément acquise, je vais me “saigner” à vif en renvoyant dos à dos le RN, les LR, les PS, les Verts, les Centristes bref, tous, parce qu’ils ne valent pas plus que le RN.

 

*Jacqueline Amiel Donat, candidate unie aux élections municipales de perpignan en 2008, à 600 voix de la victoire, les 600 voix de la fraude à la chaussette.