En annonçant dès hier son maintien pour le second tour des élections municipales, la candidate Hélène Broc crée incontestablement un schisme dans la mesure où elle avait toujours annoncé dans son proche entourage, parmi ses colistiers même, son souhait de se retirer “sans condition” dans le cas où elle arriverait derrière Julie Sanz, l’autre opposante au maire-sortant, Antoine Parra. Ce qui a été le cas avant-hier dimanche, au soir du 1er tour, puisque Julie Sanz s’est imposée en tête, devançant nettement, de plus de 400 voix, Antoine Parra, tandis que Hélène Broc fermait le ban…
Quelle est la raison subite qui a poussé Hélène Broc a changé de cap, ou plutôt qui l’ a convaincue de se maintenir pour le second tour, au risque d’imposer une triangulaire hasardeuse ? Selon elle, “c’est parce que Julie Sanz a refusé toute fusion entre nos deux listes”. Qu’a demandé Hélène Broc ? Quels postes, quelles places, combien en position éligible ? Etc.-etc.
Mais le plus étonnant, c’est qu’il n’avait jamais été question, jusqu’à hier matin en tout cas, d’un tel marchandage de la part d’Hélène Broc. Ce revirement de dernière minute intrigue et inquiète, sauf la candidate qui affirme “Que cela ne changera rien au résultat final, Julie Sanz ayant une avance confortable sur Antoine Parra” et, par ailleurs, “je suis consciente que nombre de mes électeurs du 1er tour voteront pour Julie Sanz dimanche proin au second tour (…)”. Alors, dès lors, pourquoi se représenter ? Alors, quel est le but ? Quelle est le sens de cette démarche inattendue, iomprobable et, à lire les réseaux sociaux, souvent qualifiée de “surréaliste”, d’“inquiétante”, de “troublant”, voire de “lamentable” :
-Charles Campigna, conseiller municipal d’opposition d’Argelès-sur-Mer, déroule en s’adressant directement à Hélène Broc : “Julie est en position de force, son score parle de lui-même, tu dois te retirer Hélène en appelant à voter pour elle, en politique c’est ce qu’on appelle du courage et des convictions. C’est malheureux, frustrant, ça fait mal, mais c’est la vie politique. Notre objectif est de battre Antoine Parra et cela passe par ton désistement en faveur de Julie Sanz, tu sortiras grandie de cette élection en agissant de la sorte. Personnellement, j’enverrai un communiqué à la presse où je demande à tous les Argelésiens de se mobiliser derrière Julie Sanz. J’ai vécu des moments très difficiles face à Antoine Parra et je souhaite à personne de le vivre, mais en restant au deuxième tour tu sèmes le doute, tu fais le jeu d’Antoine Parra. Au lendemain de l’élection de 2020, j’étais seul, personne n’est venu me soutenir, c’est la vie politique qui est ainsi faite, je le sais. Retire toi Hélène, pour tes Amis, pour les Argelésiens qui ne demandent qu’à battre Antoine Parra et à vivre sereinement dans notre village d’Argelès. Amitiés Charles”.
-De son côté, l’influent chef d’entreprise Hubert Levaufre, enfonce le clou, sentimentalement parlant : “Chère Hélène, Il est des moments où la grandeur d’âme se mesure à notre capacité à savoir écouter et à choisir le dialogue plutôt que la confrontation. Il faut vous parler car Julie s’est peut-être sentie blessée sur certaines de tes interventions (…). Face aux résultats de ce premier tour, il apparaît clairement que poursuivre la compétition avec Julie, qui a obtenu le double de voix, ne servirait ni la cohésion, ni l’avenir de notre commune. Comme le disait Jean Jaurès : « Il ne faut pas se demander si la politique est facile, il faut se demander si elle est juste. » Aujourd’hui, la justice et la noblesse d’esprit commandent de privilégier l’unité et la réflexion commune, d’autant que dans vos négociations, il n’y aurait rien d’absurde à ce que tu aies des fonctions en rapport avec ta compétence et ta compétences et grandeur, d’âme, plutôt que de s’engager dans un second tour qui pourrait diviser inutilement. Et dans l’autre cas, qu’est-ce que tu ferais sur les bancs de l’Opposition à être dans le clan Parra ? Pose-toi les bonnes questions, et tu auras les réponses. Prendre la décision de ne pas se maintenir n’est pas un recul, mais un acte de courage et de responsabilité. C’est aussi un geste d’ouverture pour continuer à dialoguer, à construire et à servir la collectivité avec respect et engagement. Je sais que cette décision demande de la force et de la sagesse, et je suis certain que ton choix sera guidé par le fait que vous ne pouvez pas être divisé car vous appartenez à la même famille politique. Avec toute mon estime et mon amitié”.

