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Les investigations dans l’affaire des assistants d’eurodéputés LFI sont terminées, la menace d’un procès s’éloigne
(Article de Vincent Vantighem et Alexis Cuvillier avec Hugues Garnier • Rédaction de BFMtv)

 

 

BFMtv.- Selon nos informations, le juge qui enquêtait a indiqué que ses investigations étaient désormais terminées, dans ce dossier. Dans la mesure où personne n’a été mis en examen, tout laisse à penser que cela pourrait se conclure, dans quelques mois, par une ordonnance de non-lieu.

Les investigations sont terminées dans l’enquête ouverte, à Paris, sur l’emploi des assistants parlementaires au Parlement européen pour le compte de la France insoumise (LFI), a appris BFMTV, confirmant des informations de l’AFP.

Comme pour le RN ou pour le MoDem, une instruction a été ouverte pour des faits supposés de “détournement de fonds publics” concernant l’emploi d’assistants parlementaires à Bruxelles. La justice soupçonnait ces assistants de travailler pour le compte du parti en France et non pas pour le compte des eurodéputés.

Cette enquête avait été ouverte en 2018. Selon nos informations, le juge qui enquêtait a indiqué que ses investigations étaient désormais terminées, dans ce dossier. Dans la mesure où personne n’a été mis en examen, tout laisse à penser que cela pourrait se conclure, dans quelques mois, par une ordonnance de non-lieu.

 

Seuls deux assistants parlementaires placés sous le statut de témoin assisté

 

La menace d’un procès dans cette affaire s’éloigne donc pour Jean-Luc Mélenchon. Avant ça, il reste au parquet à prendre des réquisitions. Si le parquet ne demande pas d’investigations complémentaires, le juge pourrait donc rendre une ordonnance de non-lieu d’ici quelques mois.

Toujours selon nos informations, dans ce dossier, seuls deux assistants parlementaires avaient été placés sous le statut de témoin assisté. Ce qui ne permet pas de les renvoyer pour qu’ils soient jugés.

Selon nos confrères du Monde, Jean-Luc Mélenchon avait été entendu, le 18 octobre 2018, dans cette affaire par les policiers de l’Office central de lutte contre les infractions financières et fiscales (OCLCIFF). A cette occasion, toujours selon nos confrères, il s’était défendu en indiquant que les assistants parlementaires européens “avaient une interdiction formelle de se mêler des débats du parti ou de toute activité du parti”.

“Après huit années d’enquête approfondie sur la base d’une simple dénonciation d’une députée européennne d’extrême droite, aucun des juges d’instruction qui se sont succédés sur ce dossier n’a estimé qu’il existait des éléments justifiant une mise en examen”, a réagit la France insoumise dans un communiqué, “aujourd’hui, cette clôture de l’instruction en l’état, sans mise en examen, confirme ce que nous soutenons depuis l’origine: à aucun moment, il ne pouvait nous être reproché la moindre infraction dans ce dossier”.

-“Aujourd’hui les juges d’instruction, par cette clôture, confirment qu’on avait raison de qu’il n’y avait en aucun cas des éléments permettant nous attaquer sur cette affaire”, a déclaré le coordinateur national de la France insoumise Manuel Bompard sur BFMTV.

(Source : BFMtv)