(Vu sur la Toile)

 

Le journaliste Jean-Marc Sylvestre est mort
(Article de Paris Match)

 

Paris Match.- Le monde du journalisme est en deuil. Le site Atlantico annonce ce mardi 21 juillet la disparition de Jean-Marc Sylvestre, à l’âge de 79 ans, à la suite d’une longue maladie. Expert de l’économie, il avait travaillé dans de nombreux titres de presse et chaînes de télévision.

-« Ces mots sont difficiles à écrire », a débuté Jean-Sébastien Ferjou, directeur de la publication d’Atlantico. Et de poursuivre : « Parce qu’il était un ami cher mais plus encore parce qu’il était l’antithèse de la mort. Un homme de rires, d’enthousiasme, de colères aussi soudaines que vite passées aussi. Un homme qui adorait la vie et entendait bien vivre toutes les expériences possibles. »

 

De TF1 à RT France, en passant par France Inter et iTELE

Originaire d’Alençon, Jean-Marc Sylvestre a fait ses débuts dans la presse, en écrivant pour « L’Expansion », « Management », « La Vie Française », « Le Nouvel Économiste » et « Quotidien de Paris ». Aussi une personnalité de télévision, les téléspectateurs ont pu le voir sur La Cinq et sur France 3, avant de devenir une figure du journalisme économique à TF1. Réputé pour son ultra libéralisme, le journaliste a participé à de nombreux débats sur France Inter face à Bernard Maris, altermondialiste. Il a également été présent plusieurs années sur les antennes d’iTELE, aujourd’hui CNews.

Jean-Marc Sylvestre était aussi connu pour son envie de casser les codes. À la surprise des observateurs, il participe au lancement de RT France en décembre 2017, où il y a animé une émission de débat avec Jacques Sapir. Il a également participé à plusieurs reprises à « Touche pas à mon poste » ou à l’interview de Jordan De Luxe.

 

« Rester en prise avec le présent, jusqu’au bout »

Sébastien Ferjou a tenu à rendre hommage à « un homme qui n’aura jamais cessé de croire que la vie pouvait être plus forte que la peur », « que le mouvement valait mieux que l’immobilisme » et « que la liberté n’avait de sens qu’incarnée dans les existences concrètes ». « Chaque jour lui apportait un fait nouveau, une rupture technologique, un chiffre qui ne collait pas avec le discours ambiant, et il fallait qu’il aille voir, qu’il creuse, qu’il en tire une idée. Écrire n’était pas pour lui une discipline professionnelle : c’était sa façon de rester en prise avec le présent, jusqu’au bout », a souligné le journaliste.

(Source : Paris Match FR)