Ce samedi 6 juin, en fin de matinée, pour éloigner l’imposante colonie de goélands qui squattent toitures et terrasses depuis des années – le phénomène allant en s’amplifiant spectaculairement -, des habitants en sont venus à utiliser carabines à plomb, pétards et pistolets d’alarme (simplement pour tenter de les effrayer sans jamais les viser), tellement la situation est en train de dégénérer
Il y a d’abord et surtout chez le goéland le cri, strident et aigu, qui en cette période de nidification raille et sonne l’alerte nuit et jour pour protéger sa progéniture, dès que la menace d’un prédateur quelconque se fait sentir, ne serait-ce qu’un promeneur qui se balade dans le quartier ou un riverain qui sort sur son balcon, dans un territoire compris entre le boulevard de la Mer et l’avenue du Tech. Depuis le début du mois d’avril, période de la ponte, l’incubation qui dure entre vingt-cinq et trente jours, l’élevage en cours… les nuisances sonores s’enchaînent.
Il y a ensuite les déjections de cet oiseau marin qui s’est sédentarisé dans nombre de quartiers argelésiens du front-de-mer et qui désormais pose la question de l’hygiène, de la salubrité publique, avec acuité.
Ce samedi matin, pour deux spécimens tombés du nid, c’est une véritable armada de goélands qui a survolé et s’est abattue sur les avenues des Corbières et du Vallespir, visant tout ce qui bougeait, voitures comprises !
Cette situation ne peut plus durer. La cohabitation des goélands avec les habitants est devenue impossible. Les autorités compétentes doivent prendre ce problème sérieusement en main et tout mettre en oeuvre pour réguler cette surpopulation locale, ce avant que des tirs de mortiers entrent en scène…
Certes, une fois de plus – car nous nous en sommes souvent fait l’écho dans ces colonnes -, nous savons que : le goéland est une espèce protégée mais il existe des méthodes pour stopper son accroîssement démographique, comme des campagnes de stérilisation des oeufs sur les toitures identifiées à l’échelle communale…
L.M.

