Lyhanna : cette collégienne de 11 ans disparue le 29 mai 2026 à Fleurance, dans le département du Gers, et retrouvée morte le 4 juin, dans un silo agricole d’une ancienne coopérative à Puycasquier (Gers) dans laquelle le suspect, Jérôme Barella, avait travaillé. Un premier rapport de l’IGJ (l’Inspection générale de la justice) vient de tomber et il est accablant pour la justice, tant des dysfonctionnements majeurs, des errements, des erreurs et des ratés se sont succédé, accumulés, dans la chaîne pénale, dans le traitement des procédures judiciaires
C’est évident. C’est l’évidence même à la simple lecture des quarante-quatre pages de ce rapport : les magistrtats doivent rendre des comptes, aux victimes, aux familles et aux Français, tant “l’affaire Lyhanna” a pris un tournant politique et une résonnance médiatique exceptionnelle au niveau national.
Que l’on apprécie ou pas le Président de la République Française, Emmanuel Macron, ce dernier avait pourtant bien vu les conséquences de ce qui est vite apparu comme un scandale d’Etat : il avait alors dénoncé un “dysfonctionnement” institutionnel et des “failles” de la justice tout en ne voulant “entendre aucun argument de moyens dans cette affaire” (sur TF1 le 5 juin 2026).
Emmanuel Macron a eu raison de le dire car, ce malgré le rapport accablant de l’IGJ, les magistrats qui se succèdent sur les plateaux de télévision adoptent collectivement des réactions corporatistes indécentes, hallucinantes, honteuses, douteuses et parfaitement scandaleuses.
Ces magistrats-là sont totalement hors-sol, tellement ils sont déconnectés de la réalité, voire de la Vérité dans “l’affaire Lyhanna” : “traitement défaillant”, “perte de temps”, “erreur d’orientation”, “absence de prise en compte de l’urgence”.
Leur seul axe de défense est corporatiste et ne vise qu’à dénoncer un “manque de moyens”. Pas même un mot de compassion pour les familles des victimes. Pire : plusieurs centaines de magistrats, estimant être dans “l’affaire Lyhanna” des boucs-émissaires, ont rejoint une boucle WhatsApp pour “contester les premières sanctions contre la justice”. Mais dans quel monde vivent-ils, pour afficher un tel mépris à l’égard du peuple ? Cette riposte corporatiste ne va certainement pas arranger le “désamour” des Français, et leur colère surtout, vis-à -vis d’une justice décidément coupée du citoyen.
L.M.

