(Communiqué)

 

-“Plus de quarante millions d’euros de dette. En un seul mandat, sous la gestion d’Antoine Parra et de sa majorité, l’endettement de la commune a augmenté de 96 %. Un chiffre qui, à lui seul, résume un bilan.

 

Le symbole de cette dérive ?

Mauvaise gestion, absence d’anticipation, choix hasardeux, effets d’annonce, manque d’écoute, dépenses que je considère inutiles, véhicule de fonction, frais de représentation, cérémonies, manque de travail, promesses non tenues, mensonges, égo surdimensionné … La liste est longue. Le résultat, lui, est sans appel : une situation financière dégradée dont la facture sera, au final, supportée par les Argelésiens.

Mais aussi le port – dont on comprend aujourd’hui pourquoi il souhaitait le privatiser – et les mobilités. En janvier 2021, d’importants bénéfices étaient promis. La réalité est tout autre : le déficit du service Mobilités pour 2026 est estimé entre 1,2 et 1,5 million d’euros et cumulé depuis 2021 dépasse les 10 millions d’euros. Il est utile de rappeler qu’avant 2020, ce service fonctionnait avec compétence et efficacité, sans coûter un seul centime à la collectivité.

En décembre 2022, lors d’un conseil municipal, Antoine Parra affirmait que la dette serait ramenée à 3 millions d’euros à la fin du mandat. Nous en sommes aujourd’hui à plus de 40 millions. Les faits sont implacables : les promesses étaient totalement déconnectées de la réalité.

À cela s’ajoutent des recrutements massifs qui semblent avoir davantage servi à masquer une gestion des ressources humaines elle aussi défaillante qu’à répondre aux besoins réels de la commune.

Et pourtant, les recettes n’ont jamais été aussi importantes. La taxe sur les résidences secondaires rapporte environ 1,8 million d’euros, les parkings près de 900 000 euros, sans compter les recettes générées par les nombreux programmes immobiliers qui ont fleuri sur le territoire. Malgré ces nouvelles ressources, les finances communales sont dans le rouge.

Il est difficile d’imaginer une pire gestion.

Prétendre que ce mandat de l’ancienne majorité a changé la vie des Argelésiens relève davantage de la fanfaronnade que de la réalité.

Au contraire, ce mandat aura laissé une commune profondément divisée. Jamais, à mes yeux, notre village n’a connu un tel niveau de tensions et de fractures entre ses habitants. C’est un constat regrettable, car une municipalité devrait avant tout rassembler plutôt que diviser. Depuis les élections, les tensions se sont apaisées, aussi bien au sein de la mairie qu’à la communauté de communes. Ce climat plus serein favorise un dialogue plus constructif et un travail plus efficace au service de l’intérêt général.

Ne pas augmenter les impôts lorsque cela peut être évité est un objectif louable. Mais face à une telle dégradation des comptes depuis 2020, s’interdire toute réflexion sur les recettes relève de l’irresponsabilité. Repousser les décisions, c’est tout simplement transférer la facture aux générations futures.

L’absence du Directeur général des services (DGS) lors de la présentation de l’audit interroge également. Refuser d’être présent au moment où est dressé le constat de l’état des finances de la commune par un auditeur indépendant donne le sentiment d’un refus d’assumer ses responsabilités et de courage. Cela pose une véritable question de responsabilité administrative et Mme le maire** devra prendre ses responsabilités.

Je tiens à rappeler que, durant tout le mandat, j’ai alerté sans relâche les élus et les Argelésiens sur les dérives financières de notre commune. Mes mises en garde ont été systématiquement ignorées, et le maire m’a répondu avec mépris, persuadé de tout savoir.

Le plus préoccupant est qu’aucun élu de la majorité ne semblait avoir pris la peine d’étudier sérieusement le budget avant de le voter. Les budgets étaient adoptés sans véritable analyse ni remise en question.

Aujourd’hui, les difficultés financières que connaît la commune montrent qu’il était indispensable d’examiner les comptes avec rigueur et d’écouter les alertes plutôt que de les balayer d’un revers de main”.

 

Charles Campigna, conseiller municipal d’opposition 2020 / 2026

*NDLR. A noter qu’environ 70 à 80 personnes – ce qui est exceptionnel – étaient présentes parmi le public, hier en fin d’après-midi, pour la restitution publique de l’audit financier de la commune d’Argelès-sur-Mer.

**La nouvelle maire d’Argelès-sur-Mer, Julie Sanz, a été la 1re adjointe d’Antoine Parra, de 2020 à 2025, occupant auprès de son prédécesseur les hautes fonctions de responsable des finances communales.Â