(Vu sur la Toile)
Var : une famille incarcérée dans une étrange affaire de disparitions de militaires
(Article de Alexandre Vella • 20 Minutes)
Journal 20 Minutes.- Enquête – Cinq membres d’une même famille, les deux parents et trois enfants, ont été incarcérés pour traite humaine et trois d’entre eux pour le meurtre de deux jeunes militaires polynésiens qu’ils avaient hébergé entre 2022 et 2023 à Toulon
Les disparitions inquiétantes de deux jeunes militaires polynésiens à Toulon survenues en mai 2022 et mai 2023 viennent-elles de trouver leur sordide épilogue ou d’autres sont-ils à craindre ?
Cinq personnes d’une même famille – les deux parents, deux fils et une des deux filles – ont été incarcérées fin mai à l’issue d’une enquête de la section de recherche de la gendarmerie maritime de Toulon. Ils sont mis en examen des « chefs de traite des êtres humains commise en bande organisée et de séquestrations de plusieurs personnes commises en bande organisée ». La mère et les deux fils sont par ailleurs poursuivis pour le meurtre des deux militaires disparus.
Une famille qui a hébergé de nombreux militaires
Cette famille, polynésienne d’origine et installée de longue dans le Var, avait hébergé les deux recrues ainsi que plusieurs autres jeunes militaires originaires d’Outre-Mer entre 2011 et 2023. « Sept d’entre eux affirmaient avoir été progressivement dépouillés de leurs moyens de paiement et de leurs documents d’identité, violentés et séquestrés », complète Raphaël Balland, le procureur de la République de Toulon dans un communiqué parvenu à 20 Minutes, d’après une information initiale de Var Matin.
Lors de leurs investigations, les gendarmes ont collecté de nombreux éléments confortant l’hypothèse du meurtre, notamment la découverte dans les Bouches-du-Rhône voisins et sur deux sites différents, d’ossements susceptibles de correspondre aux deux soldats disparus. Des expertises approfondies sont toujours en cours pour identifier ces ossements
Les autorités ont pu prévenir les familles des disparus de l’avancée de l’enquête. Le premier disparu, né en 1997 à Nouméa, n’avait plus donné de signe de vie à sa famille depuis le mois de mai 2022. Il avait quitté la Polynésie pour effectuer ses classes au sein de la Marine nationale à Sanint-Mandrier-sur-mer. Le second disparu, né en 1988 à Papeete, était considéré comme déserteur par la Légion Etrangère depuis le mois de mai 2023, malgré d’excellents états de service et alors qu’il venait de renouveler son contrat.
(Source : 20 Minutes)

