(Communiqué)
-“Le récent conseil municipal, convoqué en toute fin de mandat, interroge quant à son opportunité et à son sérieux, alors même que le maire a récemment fait ses adieux aux élus de sa majorité ne se représentant pas
À l’examen des onze points inscrits à l’ordre du jour, plusieurs sujets soulèvent de réelles préoccupations quant à la gestion municipale durant ces six dernières années.
Question n°5 – Délégation de signature et permis de construire
Un permis de construire, déposé le 23 décembre 2025, complété le 19 janvier 2026 et signé le 28 janvier 2026, a été accordé à un membre de la famille du maire. Sans remettre en cause sa légalité, la célérité du traitement de ce dossier interroge légitimement.
À la suite d’un contrôle ayant conduit au retrait de ce permis, le conseil municipal est désormais appelé à désigner l’un de ses membres afin de statuer à nouveau sur ce dossier.
Au-delà de la procédure, cette situation soulève une question de principe : dans un contexte déjà marqué par des difficultés en matière d’urbanisme, il est essentiel que toute décision respecte strictement les règles relatives à la prévention des conflits d’intérêts et à l’impartialité de l’action publique.
Question n°9 – Budget annexe mobilités et budget primitif 2026
Lors du conseil municipal du 29 janvier 2026, j’ai signalé une erreur portant sur plusieurs millions d’euros dans le budget annexe « mobilités-transports », erreur ayant une incidence sur l’équilibre global du budget communal.
Si l’exécutif municipal a reconnu une « coquille », il n’a pas estimé nécessaire de remettre en cause la sincérité budgétaire. Compte tenu des enjeux, j’ai saisi la préfecture.
Par courrier en date du 10 février 2026, celle-ci a demandé le retrait de la délibération n°31 relative au vote du budget et du budget mobilités, ainsi qu’un nouveau vote du conseil municipal.
Ces éléments appellent à davantage de rigueur, de transparence et de responsabilité dans la gestion des affaires communales. La crédibilité de notre institution et l’image de notre commune en dépendent’.
*Charles Campigna
Conseiller municipal d’opposition d’Argelès-sur-Mer

