(Communiqué)

IMAGOPUBLICA présente

Montages/Démontages

2 séances uniques consécutives/ Vendredi 10 février

 

Grand parking gratuit – Chaque séance est présentée et suivie d’un échange. Les 2 séances sont espacées d’une petite heure permettant un pique-nique tiré du sac dans le hall du cinéma, ou un passage à la crêperie d’à côté, et la continuation d’échanges informels.

Tarifs :

– Tarif unique : 5,90€ /Adhérents Canétoiles : 4,90€

– Les 2 films : 9,80€

[Séances en compagnie de Guy-Claude MARIE, docteur en Études cinématographiques et audiovisuelles /Contact : imagopublica@gmail.com ]

 

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18h15 LA NATURE de Artavadz Pelechian (Sortie printemps 2022/Les films du Camélia) France – 2022 – 1h03

Véritable élégie visuelle, le film dresse le constat sans appel de la supériorité de la nature, force implacable pouvant surpasser toute ambition humaine. Réalisé à partir d’un montage d’images de catastrophes naturelles, le film marque un retour à l’un des thèmes favoris d’Artavazd Pelechian : le rapport de l’homme à la nature. Le cinéaste semble ainsi nous rappeler que l’espèce humaine ne sortira pas victorieuse du désordre écologique qu’elle a créé…

L’avis du « Monde »  A ne pas manquer

C’est en octobre 2020, à la Fondation Cartier, à Paris, qu’après vingt-sept ans d’absence, le cinéaste arménien Artavazd Pelechian a dévoilé son nouveau film, La Nature. Né en 1938, à Leninakan – aujourd’hui Gyumri –, en Arménie soviétique, sorti diplômé de la célèbre école soviétique de cinéma le VGIK, Artavazd Pelechian se range d’emblée parmi les grands poètes expressifs de l’école soviétique. Fait d’autant plus remarquable que sa filmographie est constituée de peu (neuf courts et moyens-métrages, réalisés entre 1964 et 1993, sans dialogues et en noir et blanc pour l’essentiel) et que l’homme, secret, solitaire, comme retiré des choses de ce monde, doit sa gloire à la vigilance de ses exégètes et de ses pairs – en tête desquels Serge Daney et Jean-Luc Godard.

Montage époustouflant, presque irrespirable, d’un peu plus d’une heure, le film montre le déchaînement apocalyptique d’une nature balayant l’homme qui l’a maltraitée comme un fétu de paille en des images de chaos glanées aux quatre coins d’Internet, filmées en plein désastre par les mains tremblantes d’hommes soumis aux fléaux d’une nature déréglée. On retrouve dans ce maelström de la destruction les figures de style propres au cinéaste, portées à leur paroxysme : répétition et pulsation, ascensions et écroulements, entrechoc lyrique du son et de l’image.

Cliquer sur le lien ci-dessous pour avoir accès à la bande annonce :

https://www.youtube.com/watch?v=gZfGKvb9AUA

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21h15 ET J’AIME A LA FUREUR de André Bonzel (L’Atelier Distribution, 2022) !

Musique originale de Benjamin Biolay-Prix Lumière de la Meilleure Bande originale- France – 2022 – 1h36

Depuis son enfance, le co-réalisateur de C’EST ARRIVÉ PRÈS DE CHEZ VOUS (qui a donné son premier rôle à Benoît Poelvoorde) collectionne des bobines de films. Grâce à ces instants de vie de cinéastes anonymes et ces traces d’émotions préservées, il reconstitue l’aventure de sa famille. Avec ET J’AIME À LA FUREUR, André Bonzel déclare son amour pour le cinéma. Sur une musique originale de Benjamin Biolay, il raconte une histoire qui pourrait aussi être la nôtre…

« Et j’aime à la fureur est ce qu’il y a de plus beau à voir au cinéma en ce moment. C’est traversé par une mélancolie inouïe, ça vous serre le cœur, c’est sublime. »

Charlotte Lipinska, « Le Masque et la plume »

Cliquer sur le lien ci-dessous pour avoir accès à la bande annonce :

                                                                      https://youtu.be/OusJKJaLkMA

Et j’aime à la fureur » – Bande-annonce / Trailer

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Le titre du film provient du deuxième quatrain du poème de  Charles BAUDELAIRE  (1821 – 1867) :

Les bijoux  

(…)
Quand il jette en dansant son bruit vif et moqueur,
Ce monde rayonnant de métal et de pierre
Me ravit en extase, et j’aime à la fureur
Les choses où le son se mêle à la lumière.

(…)
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