(Vu sur la Toile)
« Des faits particulièrement graves » : près de Toulouse, un parent d’élève menace de « couper la tête » d’une enseignante
(Article de Paris Match)
Paris Match FR.- Quelques heures plus tôt, son fils avait été puni en classe par une maîtresse pour son comportement insolent. Ce vendredi 4 septembre, le père d’un élève de CM2 a insulté et menacé de « couper la tête » d’une enseignante de l’école primaire Clément Ader, dans la commune de Fauga (Haute-Garonne). Selon les informations de La Dépêche du Midi, l’individu a été convoqué par l’inspectrice de la circonscription de Muret, puis a été entendu à la brigade de gendarmerie ce lundi, avant d’être placé en garde à vue.
Ce jeudi, il doit être présenté en comparution immédiate au parquet de Toulouse, qui décidera des suites judiciaires. De leur côté, les enseignants du groupe scolaire ont fait valoir leur droit de retrait. Et les parents d’élèves ont rédigé un courrier de soutien adressé à la victime, décrite comme une maîtresse « expérimentée » et « très investie » depuis des années dans ce groupe scolaire qui compte quelque 325 élèves.
-« Personne n’est préparé à ce genre de conflit. Elle est très choquée, très anéantie », a réagi la première adjointe à la mairie de Fauga en charge du scolaire, Isabel Bagneris, au micro de France 3 Occitanie. L’enseignante visée a été placée en arrêt de travail pendant un mois. Selon le maire de la petite commune de 2 800 âmes, Jean-Marie Puig, la police municipale sera dorénavant présente à chaque entrée et sortie de classe.
« Les faits rapportés sont d’une extrême gravité »
Une cellule psychologique a été mise en place par les services du rectorat. Dans un communiqué, Karim Benmiloud, le recteur de l’académie de Toulouse, a exprimé son soutien à la professeure et « condamne avec la plus grande fermeté ces faits particulièrement graves ». « Les professeurs doivent pouvoir exercer leur mission sans peur : la menace et l’intimidation ne peuvent en aucun cas être tolérées. L’École doit rester un lieu de transmission et de respect. Les éventuels désaccords ou difficultés rencontrées par les familles doivent trouver leur résolution dans le dialogue et dans le cadre des procédures prévues par l’institution scolaire », a-t-il ajouté.
Le ministre de l’Éducation, Édouard Geffray, a également réagi sur X, affirmant que « les faits rapportés sont d’une extrême gravité ». Avant de poursuivre : « Une plainte a été déposée et la protection fonctionnelle lui a été accordée. En parallèle de l’action judiciaire en cours, cette situation donnera lieu à l’une des premières applications du décret publié cet été pour protéger les personnels face aux menaces et aux violences de parents d’élèves. »
(Source : Paris Match FR)
