Au moment même où la Catalogne est sous le feu des projecteurs avec l’inauguration de la monumentale tour principale de la Sagrada Familia imaginée par Antoni Gaudí, à Montpellier, un autre dialogue entre création, architecture sacrée et spiritualité se déploie au Carré Sainte-Anne, ancienne église désacralisée devenue espace d’art contemporain, qui accueille Mirage, une exposition consacrée au sculpteur catalan Jaume Plensa, pensée pour la nef, la lumière et le silence du lieu.
Jaume Plensa
MIRAGE
jusqu’au 1er novembre 2026

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Commissariat : Numa Hambursin, directeur du MO.CO.

© Jules Hidrot
DOSSIER DE PRESSE

Figure majeure de la sculpture contemporaine internationale, l’artiste catalan Jaume Plensa investit l’ancienne église désacralisée du Carré Sainte-Anne avec une exposition pensée pour la nef, sa verticalité et la spiritualité particulière du lieu.

Alors que les regards se tournent vers Barcelone et la Sagrada Família, chef-d’œuvre de Gaudí, Mirage fait résonner à Montpellier une autre présence catalane dans un espace marqué par l’histoire religieuse. Dans ce lieu néogothique, réhabilité en espace d’art contemporain, Jaume Plensa déploie des figures humaines suspendues, monumentales et poétiques, invitant les visiteurs à une contemplation silencieuse.

Au cœur de l’exposition, deux visages se font face, un doigt posé sur les lèvres. L’œuvre, intitulée Les Invisibles, prolonge la recherche menée par l’artiste autour du langage et du silence. Réalisées en maille, traversées par la lumière, ces présences ne s’imposent pas à l’architecture : elles l’accompagnent, révélant la verticalité de la nef et installant les conditions d’une conversation silencieuse entre les œuvres, le lieu et les visiteurs.

Né à Barcelone en 1955, Jaume Plensa est l’un des grands sculpteurs catalans contemporains. Son œuvre, largement conçue pour l’espace public, est présente à travers le monde, de Chicago à Londres, Madrid, Taipei, Caen, Nice ou Antibes. À Montpellier, il inscrit son travail dans un lieu singulier, entre mémoire spirituelle, silence et beauté méditerranéenne.

Zvetlana, Foto Gasull, ©Studio Plensa Barcelona
-“Jaume Plensa s’inscrit dans la longue tradition des sculpteurs catalans, dont il est aujourd’hui le premier représentant, qui ont pensé leur Å“uvre dans un dialogue entre mémoire méditerranéenne et universalité. Depuis plusieurs décennies, le sculpteur déploie sur la scène internationale un corpus qui interroge la condition humaine à l’échelle de l’espace public.  
Depuis la célèbre Crown Fountain du Millenium Park de Chicago jusqu’à son installation dans l’abbatiale San Giorgio Maggiore pour la Biennale de Venise en 2015, ses figures silencieuses traduisent dans l’espace une méditation profonde sur l’identité, la vulnérabilité et le langage. Corps tissés de lettres, alphabets entremêlés, visages aux yeux clos absorbés dans une intériorité dense : cette iconographie suggère que l’humain est un texte en devenir, la création un palimpseste de langues et de cultures.

Suite à sa réouverture en 2025 avec l’exposition JR, le Carré Sainte-Anne affirme également une ambition méridionale et universaliste, patrimoniale et contemporaine, consciente de la diversité et de la richesse de ses racines. Après avoir découvert et aimé ce lieu pour « l’intensité qui émane de ses murs, de ses pierres et de sa lumière », Jaume PLENSA proposera cet été une installation de grande ampleur, pensée pour la verticalité de la nef et pour son histoire singulière, une rencontre rare interrogeant les notions de contemplation et d’élévation, comme la capacité de l’art contemporain à tisser des liens entre des mémoires et des territoires.”

Numa Hambursin, commissaire de l’exposition
Crédit visuels : Montpellier Métropole et Ville