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P-O/ Visite électorale de Gabriel Attal : ça c’est sûr, lui il n’a pas inventé l’eau chaude !

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Gabriel Attal était ce jour, lundi 10 août 2026, en balade électorale dans les Pyrénées-Orientales, afin de présenter un plan « massif » sur l’eau. Il a échangé avec des agriculteurs et des viticulteurs – triés sur le volet par son quarteron local de supporters – qui font face à un important épisode de sécheresse depuis si longtemps… depuis en tout cas qu’il était alors Premier ministre*. Qu’a t’il fait alors ?

 

 

Le candidat Renaissance à la présidentielle Gabriel Attal est notamment passé par la case Argelès-sur-Mer, saison estivale oblige, mais par le sentier d’en-haut (château de Valmy), à l’écart du peuple, en-bas, bien évidemment…

L’ancien Premier ministre a exposé son Plan Massif sur l’eau, déterminé à « résorber la dette climatique ». Il a pour ce faire exposer ses mesures en matière de gestion de l’eau. « Dans un territoire où la richesse agricole et naturelle constitue à la fois une fierté et une responsabilité face au risque de sécheresse, cette visite sera l’occasion d’échanger avec les acteurs économiques locaux, les agriculteurs et les élus du territoire», avait-il expliqué dans un communiqué précédent sa visite.

« Si les Français me font confiance, je m’engage à lancer la plus grande chasse au gâchis d’eau jamais menée », a-t-il déclaré dans un entretien accordé à l’AFP.

Gabrile Attal a proposé de « travailler sur les réseaux de distribution, sous la responsabilité des communes et intercommunalités ». « Il faut mieux orienter les crédits vers les réseaux qui ont les rendements les plus faibles. Et, pour les 500 les moins performants, on va proposer à la commune ou l’intercommunalité** un diagnostic et un plan de financement clé en main pour engager au plus vite les travaux. Un compteur des litres d’eau ainsi sauvés sera accessible à tous », a-t-il ajouté.

Paroles, paroles…

On aurait apprécié que Gabriel Attal soit plus précis, davantage concret, sur les chantiers à mener, ne serait qu’en s’inspirant de notre voisin du Sud, l’Espagne où, par exemple des usines géantes de dessalement*** sont opérationnelles depuis belle lurette à Alicante, Barcelone, Carthagène, Tordera, Torrevieja (avec une capacité de 240 000 M3/jour)… Or, à l’échelle nationale française, le parc des usines de dessalement est encore modeste, insignifiant. Il demeure restreint, en dehors de toute logique opérationnelle, alors que les écosystèmes aquatiques sont impactés par les sècheresses, que des pénuries d’eau menacent d’affecter la vie économique… La canicule a bon dos, face à l’absence de décisions courageuses et d’investissements à la hauteur pour accompagner les défis de l’eau.

On aurait aimé que le candidat Renaissance à la Présidentielle 2027 fixe avec plus de détails les enjeux, les projets phares et les perspectives pour les années à venir. Occasion manquée. Dommage.

 

L.M.

*Gabriel Attal, militant du Parti socialiste (PS) de 2006 à 2016, a été Premier ministre du 9 janvier au 5 septembre 2024. Une période pendant laquelle le département des P-O a souffett d’une extrême sècheresse.

**Dans les P-O, les élus (issus des collectivités locales et territoriales) ont « appris » à s’abriter derrière les arrêtés préfectoraux successifs qui, l’été venu, règlementent l’utilisation et la préservation de l’eau à coups de restrictions drastiques pour la population. Cela fait plusieurs années que cela dure, sans que nos édiles locales planchent sérieusement sur une gestion concrète de la sècheresse face au changement climatique. On ne peut qu’être surpris par les propos de Gabriel Attal, localement totalement à côté de la plaque dans son analyse.

***Le dessalement consiste à retirer le sel et les impuretés de l’eau de mer ou d’eau saumâtre pour obtenir une eau potable ou destinée à des usages industriels.