(Communiqué)

 

Les députées des Pyrénées-Orientales – Sophie Blanc, Anaïs Sabatini, Sandrine Dogor-Such et Michèle Martinez – nous communiquent avec prière d’insérer :

 

« Ligne à Grande Vitesse (LGV) Montpellier-Perpignan : trente ans de promesses électoralistes… Et un Gouvernement qui se désengage ! »

 

Voilà maintenant trente ans, que les majorités politiques successives envisagent la construction de la portion de la ligne à grande vitesse, entre Montpellier et Perpignan.

Malgré l’utilité de ce projet structurant, pour le désenclavement économique de l’Aude et des Pyrénées-Orientales, on assiste encore aujourd’hui à de nombreuses tergiversations, quant aux financements de ce projet, malgré les annonces faites par l’ancien Premier Ministre Jean Castex, alors en période électorale.

Dans le cadre de la loi de finances de 2022, le Parlement a adopté un amendement présenté par l’ancien Gouvernement, qui vise à financer en partie la construction de la LGV entre Bordeaux et Toulouse.

Cet amendement instaure une taxe spéciale d’équipement (TSE) qui serait levée par les collectivités territoriales, actant par là-même, le désengagement de l’Etat sur des équipements d’utilité nationale et internationale, qui sont pourtant de sa compétence.

De fait, la perspective d’une mise en place d’une taxe pour la ligne nouvelle, Montpellier Perpignan inquiète les Collectivités territoriales et les habitants des départements concernés. Parallèlement, l’Etat et la SNCF se désengagent de plus en plus du financement ferroviaire et c’est toujours aux collectivités territoriales de compenser ce manquement.

Nous soutenons l’idée que l’Etat devrait pourtant remplir son rôle historique de financeur et gestionnaire des LGV.

Nous estimons que la participation de l’Union Européenne à une hauteur de seulement 20% du protocole de financement, ne reflète pas du tout la dimension transnationale et l’intérêt européen que représentent ces futurs aménagements ferroviaires.

Devant ces interrogations, Sophie Blanc, Députée de la 1ère circonscription des Pyrénées-Orientales est intervenue ce mardi 15 novembre, à l’Assemblée nationale, lors de la séance de questions au Gouvernement et a interpellé le Ministre des Transports, Clément Beaune :

« L’Etat va-t-il laisser les collectivités territoriales seules face au « bouclage financier » de ce projet, alors que les départements de l’Aude et des Pyrénées-Orientales, marqués par des taux de chômage et de pauvreté record, attendent avec impatience cet équipement, qui assurerait leur désenclavement et participerait à leur essor économique ? »

La réponse du ministre est sans appel et confirme nos craintes, l’Etat se désengage et incite les collectivités territoriales à utiliser localement leurs leviers fiscaux pour assurer le financement de la future Ligne Nouvelle Montpellier-Perpignan (LNMP) !

Au nom des quatre députées des Pyrénées-Orientales, Sophie Blanc porte le sujet du désenclavement de notre département devant la représentation nationale ».