(Communiqué)

 

-“Présente aux côtés des éleveurs lors des mobilisations dans ma circonscription, j’ai constaté la détresse profonde provoquée par la gestion actuelle de la dermatose nodulaire contagieuse bovine. En tant que députée des Pyrénées-Orientales, je relaie officiellement leurs revendications et j’interpelle solennellement l’État

 

Les éleveurs sont indispensables à la Nation. Ils garantissent notre souveraineté alimentaire, entretiennent les paysages de montagne et assurent l’équilibre de nos territoires ruraux. Pourtant, ils subissent aujourd’hui des décisions administratives brutales, uniformes et déconnectées du terrain, en contradiction avec les données scientifiques disponibles.

Une stratégie sanitaire excessive

L’abattage systématique de troupeaux entiers dès la détection d’un seul cas est une mesure disproportionnée.

Les données scientifiques démontrent :

-une faible mortalité de la maladie,

-aucun risque pour la santé humaine,

-l’existence de solutions alternatives efficaces, notamment la vaccination.

Dans les exploitations de montagne, ces abattages provoquent un traumatisme humain et mettent en péril la survie économique de nombreuses fermes.

Les revendications des éleveurs du Capcir, de la Cerdagne et du Conflent

Les éleveurs demandent à l’État :

-la mise en place immédiate d’une stratégie de vaccination, en remplacement de l’abattage systématique ;

-la révision urgente des protocoles sanitaires, adaptés aux territoires de montagne ;

-une indemnisation intégrale, rapide et transparente, incluant pertes économiques, génétiques et préjudice moral ;

-l’application stricte des données scientifiques dans les décisions administratives ;

-la reconnaissance du rôle essentiel des éleveurs dans l’entretien des territoires ;

-le rejet de toute concurrence déloyale, notamment celle issue du traité du Mercosur ;

-la garantie de prix rémunérateurs ;

-une concertation obligatoire avec les organisations agricoles avant toute décision impactant les exploitations.

Responsabilité de l’État

La poursuite des protocoles actuels constitue une menace directe pour l’agriculture de montagne.
En tant que députée, je porterai ces revendications avec détermination et exigerai une révision immédiate, proportionnée et fondée sur la science de la stratégie sanitaire.

Défendre nos éleveurs, c’est défendre l’intérêt général, notre souveraineté alimentaire et l’avenir de nos territoires”.

 

Sandrine Dogor-Such
Députée des Pyrénées-Orientales