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P-O/ Sophie Blanc, députée RN : « Quand l’État subventionne le militantisme politique au détriment d’associations locales »

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(Communiqué)

 

Sophie Blanc, députée de la 1re circonscription des P-O, nous communique avec prière d’insérer :

 

 

-« J’apprends que le comité local du MRAP (Mouvement contre le Racisme et l’Amitié entre les Peuples) de Perpignan, association idéologiquement proche de l’extrême gauche, bénéficiera finalement d’une subvention publique au titre du Fonds pour le Développement de la Vie Associative (FDVA)

 

Malgré mes réserves exprimées lors du collège afférant qui s’est tenu ce 18 mai 2026, en Préfecture des Pyrénées-Orientales, une fois de plus, l’État a fait le choix de financer une association dont les prises de position s’inscrivent régulièrement dans le débat politique partisan ou favorisant le communautarisme, alors que tant d’associations locales, discrètes mais indispensables, peinent à survivre faute de moyens.

Dans les Pyrénées-Orientales, des clubs sportifs renoncent à des projets, des associations culturelles réduisent leurs activités, des bénévoles multiplient les appels aux dons pour continuer à faire vivre nos villages et nos quartiers. C’est pourtant vers le MRAP que l’Etat choisit d’orienter l’argent des contribuables.

Si la lutte contre le racisme est un principe républicain qui ne souffre aucune contestation, ce principe ne peut devenir le prétexte à financer, avec l’argent public, des structures qui interviennent régulièrement dans les débats idéologiques ou politiques, et on fait de l’antiracisme leur fonds de commerce.

Le FDVA n’a jamais eu vocation à entretenir le militantisme. Il a été créé pour soutenir les associations de terrain qui rendent des services concrets aux Français et qui font vivre nos territoires.

Les habitants des Pyrénées-Orientales sont en droit de s’interroger : pourquoi leurs impôts servent-ils à financer ce type d’association alors que tant d’acteurs locaux accomplissant des missions essentielles peinent à obtenir quelques centaines d’euros ?

Cette décision illustre une dérive préoccupante dans l’utilisation de l’argent public. Les subventions ne doivent pas devenir un outil de financement de causes militantes qui s’inscrivent hors de la représentativité élective, elles doivent répondre à un seul objectif : l’intérêt général.

Je demande donc que toute la transparence soit faite sur ce dossier, et notamment les critères qui ont conduit à son attribution, les objectifs poursuivis et les garanties apportées quant à l’utilisation de ces fonds publics.

À l’heure où chaque euro dépensé est demandé aux contribuables par davantage d’impôts, de taxes et de contraintes, les priorités devraient être claires : soutenir les associations qui accompagnent les personnes fragiles, encadrent notre jeunesse, préservent notre patrimoine,
développent le sport et font vivre nos communes.

L’argent des Français n’a pas vocation à financer le militantisme. Il doit revenir à ceux qui servent concrètement nos concitoyens ».

 

Sophie Blanc, députée des P-O