(Communiqué)
Ivry-sur-Seine, le 21 juillet 2026 — La Haute Autorité de santé (HAS) a rendu, le 20 juillet 2026, son avis sur l’obligation vaccinale contre la grippe, après une épidémie qui a causé plusieurs milliers de décès cette saison. Elle valide le principe d’une obligation pour les professionnels de santé, salariés comme libéraux, avec un déploiement prioritaire en EHPAD et USLD et progressif dans les autres structures, mais écarte son extension aux résidents
Le Sniil rappelle que l’intérêt de la vaccination antigrippale, tant pour les professionnels que pour les résidents d’Ehpad et d’USLD, est solidement établi. Son attention porte sur des modalités d’application encore à définir, sur lesquelles il entend peser.
Le Sniil met en garde contre le risque de faire des soignants le seul vecteur désigné de l’épidémie. Les travaux préparatoires de la HAS soulignent eux-mêmes que les données sur la grippe nosocomiale restent imparfaitement documentées et que l’effet de la vaccination des professionnels sur la transmission du virus n’est pas formellement établi. Faire peser la seule contrainte sur les soignants, tout en écartant résidents et visiteurs de tout effort équivalent, revient à isoler artificiellement un maillon de la chaîne de transmission — et à désigner les professionnels comme responsables d’un problème qui les dépasse largement.
C’est pourquoi le Sniil attend une application strictement équitable de cette obligation, selon les mêmes règles et les mêmes délais pour tous les professionnels de santé et dumédico-social, sans distinction entre statut salarié et exercice libéral : toute obligation à géométrie variable serait injustifiable. Le syndicat appelle également les pouvoirs publics à rouvrir la question d’une obligation vaccinale pour les résidents d’Ehpad et d’USLD, et à mettre en place une sensibilisation renforcée de leurs visiteurs, car un objectif de protection collective ne peut reposer sur les seuls professionnels.
Le Sniil suivra enfin avec attention la rédaction du décret en Conseil d’État qui doit préciser les modalités d’application de cette obligation, et rappellera à cette occasion son exigence d’équité entre tous les acteurs concernés, professionnels et résidents.

