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Gabriel Attal qualifie LFI et le RN de « marchands de haine » et d’« apôtres du déclin », Jean-Luc Mélenchon dénonce des « paroles indignes »
(Article de A.B • Rédaction de BFMtv)

 

BFMtv.- Gabriel Attal a organisé son premier meeting de campagne pour la présidentielle à Paris ce samedi. Face à ses sympathisants, il a qualifié La France insoumise et le Rassemblement national de “marchands de haine” et d'”apôtres du déclin”, ce qui a vivement fait réagir Jean-Luc Mélenchon.

Gabriel Attal a présenté ce samedi 30 mai La France insoumise et le Rassemblement national comme ses “adversaires” à la présidentielle, appelant les Français non pas à faire barrage contre eux, mais à “submerger” ceux qui sont à ses yeux des “marchands de haine” et des “apôtres du déclin”.

-“Ce qu’il faut, plutôt qu’un barrage, c’est submerger la France insoumise et le Rassemblement national, les submerger sous les voix de Français qui se seront mis à espérer pour leur pays”, a affirmé le candidat de Renaissance à la présidentielle lors de son premier meeting de campagne à Paris.

“Mes adversaires, c’est La France insoumise et le Rassemblement national”, a expliqué l’ancien Premier ministre, présentant ces deux formations comme celles “qui attisent les haines dans notre pays, qui s’en prennent à nos compatriotes juifs, à nos compatriotes musulmans”.

Il a également décrit les projets du RN et de LFI comme “un péril pour la France qui laissera (le pays) fissuré, brisé, laminé”.

 

“Une campagne n’est pas un pugilat dans la boue”

 

Des propos qui ont rapidement été dénoncés par le chef de file de LFI, Jean-Luc Mélenchon.

-“Vraiment, Monsieur Attal, les insoumis sont des ‘marchands de haine’ ? Et ces paroles indignes sont des messages raisonnables ? Et LFI ‘apôtres du déclin’ ? Vraiment ?”, a-t-il écrit sur X.

“L’état dans lequel votre macronie a mis le pays vous rend fier? Pourquoi ce registre d’insultes gratuites?”, a-t-il ajouté, estimant qu‘”une campagne électorale n’est pas un pugilat dans la boue !”.

Sous les acclamations de ses soutiens réunis au parc des expositions de la Porte de Versailles, Gabriel Attal a aussi promis de “ne jamais se tromper d’ennemi”, assurant que ses adversaires “ne sont pas ceux avec qui nous avons gouverné jusqu’en 2024”, faisant allusion à Édouard Philippe, son rival au sein du bloc central également dans la course à l’Élysée sous les couleurs du parti Horizons.

Le candidat de Renaissance s’est également engagé à ne “jamais” se livrer au jeu des “petites phrases, des attaques basses, des piques puériles”.

(Source : BFMtv)