Mercredi 22 juillet, à 10H, la présidente du Conseil Départemental, Hermeline Malherbe (PS), convoque une Assemblée départementale extraordinaire pour évoquer l’énorme incendie du village Trévillach, démarré le 4 juillet courant, qui a parcouru quelque 5 000 hectares et en a détruit 4 000 autour de la commune d’Ille-sur-Têt (Massif des Aspres), touchant notamment 180 exploitations agricoles (dont 165 hectares de vergers fruitiers)
Une question tarabuste et taraude tous ceux qui ont suivi ou couvert les événements autour de cet incendie, qui reste à ce jour, en superficie, le plus important feu de l’été 2026 dans l’Hexagone : pourquoi les canadairs engagés dans la lutte contre l’incendie de Trévillach sont-ils allés écoper dans le lac de Villeneuve-la-Raho, plutôt que d’écoper sur place, à proximité du sinistre, c’est-à -dire dans le plan d’eau de Vinça, faisant ainsi perdre de précieuses minutes à l’organisation des secours ?…
Selon divers témoignages recueillis, deux thèses sont mises sur la table des secours par les élus politiques : pour les uns, ces jours-là il y avait trop de vent au-dessus de la retenue de Vinça, ce qui aurait gêner le fonctionnement des canadairs et qui de toutes façons coupait court à toute possibilité d’intervention pour un approvisionnement en eau in situ… Pour les autres, il y avait trop de bois flotté sur le barrage de Vinça pour y engager les canadairs.
Chacun comprendra que l’une ou l’autre de ces deux versions change complètement la donne s’agissant de l’organisation des secours et, surtout, de leur anticipation.
Cette session extraordinaire de l’Assemblée départementale devrait permettre d’en savoir plus, d’autant que ce mercredi 22 juillet, selon Météo France, aucun vent n’est annoncé sur le territoire… et donc aucune possibilité d’enfumage de la part de nos édiles préférés !
A suivre.
L.M.

