Récemment, le 18 septembre 2022 plus précisément, sur la radio RMC, lors d’une « Matinale », Louis Aliot (RN), maire de Perpignan, lançait face aux journalistes : « Pas de retour au sein du Rassemblement National des cadres partis chez Eric Zemmour (…) »

Ce jeudi 22 septembre, à 17H, lors d’une traditionnelle séance du Conseil Municipal, Louis Aliot officialisera la débauche (politique) de deux élus de son opposition, siégeant dans l’équipe de son prédécesseur Jean-Marc Pujol (LR), « Perpignan Pour Vous ». Il s’agit de Jean Casagran et de Jean-Luc Antoniazzi qui ont donc décidé de rejoindre l’actuel maire RN de Perpignan. Peut-être, peut-être, mais ça c’est moins sûr, que ces derniers s’en expliqueront sereinement ne serait-ce que par respect pour les électeurs qui ont voté pour eux… contre Louis Aliot, en 2020. Certes, ça c’était avant !

Le plus curieux dans ce « mercato » à la sauce catalane, c’est que Jean-Luc Antoniazzi est un élu et un cadre de… on vous le donne en mille Eric, Zemmour !

Alors, selon qu’il est à Paris ou à Perpignan, Louis Aliot tiendrait deux discours ? C’est là, la remarque faite par un ancien coéquipier de Jean-Paul Alduy – l’homme de droite le plus à gauche du département, souvenez-vous, il s’en vantait alors devant les journalistes au garde à vous -, qui dans un mail glissé dans la BAL de la rédaction de Ouillade.eu s’amuse de ce comportement qu’il qualifie de « très alduyiste… Jean-Paul a souvent, dans ses monologues médiatiques, créé une sorte de diversion sur le ton de « faites ce que je dis mais pas ce que je fais »… Sauf que lui, JPA, avait hérité d’un certain talent, ce que personne ne pouvait nier ».

Louis Aliot pourra toujours s’en défendre, jouer avec les mots – c’est là tout le charme de la langue française, n’en déplaise aux maires du Soler et de Pézilla-la-Rivière -, et dire, par exemple, qu’il n’intègre pas Jean-Luc Antoniazzi dans les rangs du Rassemblement National, mais ici en l’occurrence dans une simple équipe municipale… dirigée toutefois par le vice-président du RN.

Cela méritait bien plus qu’une simple brève de comptoir, non ?

 

L.M.