Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’à l’occasion de ses voeux à la population, qui se déroulaient samedi dernier en plein air dans une mise-en-scène inattendue et osée – dans l’après-midi, en période du premier week-end de soldes… -, Louis Aliot n’a pas fait le plein s’agissant de la présence des trente-six maires qui composent le territoire de la métropole Perpignan-Méditerranée… Mais le Peuple de Perpignan, lui, était bien là !

 

 

« Comme vous le voyez, nous nous réunissons en plein air, sur les allées Maillol, pour une première, dans un rendez-vous ouvert à tous, destiné à profiter au maximum des beautés de notre ville. Ici point de barrières, point de cartons d’invitation, point de sélection, point de différenciation, chaque citoyen de Perpignan est le bienvenue et chaque maire de notre communauté urbaine doit être accueilli à la juste mesure du travail et de l’investissement personnel mis en œuvre au service de l’intérêt général (…) », c’est ainsi, dans ces termes, que Louis Aliot (RN), maire de Perpignan, vice-président de la Métropole, conseiller départemental, a embrayé son discours devant plusieurs centaines de personnes, de 700 à 1 500 selon la place qu’on occupait pour écouter-voir.

Parmi les maires de la Métropole qu’il était aisé d’identifier : Nicolas Barthe, maire de Toulouges, Alain Dario, maire de Peyrestortes, Gilles Foxonet, maire de Baixas, Edmond Jorda, maire de Sainte-Marie-la-Mer – et président de l’association départementale des maires, des adjoints, de l’Intercommunalité des P-O -, Robert Vila (maire de Saint-Estève et président de la Métropole et conseiller départemental)…

On y ajoutera la présence (normale et logique) à la tribune, solidement ancrées aux côtés du boss, des quatre députées du département (et par ailleurs conseillères municipales de Perpignan), toutes les quatre RN… ainsi que  le président de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat, Robert Bassols, le président de la Chambre de Commerce et d’Industrie des P-O (CCI66), Laurent Gauze (par ailleurs 2e vice-président de la Métropole en charge de l’Economie et élu à Rivesaltes), le préfet des P-O, Rodrigue Furcy…

La suite du discours de Louis Aliot colle parfaitement au panier de crabes loin d’être percé dans lequel les mielleux élus du département s’agitent, fourmillent les uns contre les autres et vomissent les uns sur les autres, en s’abstenant de relever les défis démocratiques qu’imposent pourtant la scène publique dans le cadre de l’entretien des valeurs républicaines… Passons.

« Là, sur l’Agora, sur ces allées Maillol, où les citoyens participent à la vie de la cité et où la cérémonie des vœux s’inscrit dans une tradition multiséculaire. La Res-Publica, la chose publique, depuis la Rome antique jusqu’à nos jours, organise notre quotidien. La République est aujourd’hui sur les allées Maillol à Perpignan. Elle n’est pas dans l’anathème, dans le dénigrement, la jalousie ou le sectarisme, mais plutôt dans une volonté de dialogue, de construire, de partager et de rassembler. Dans le monde d’aujourd’hui nombreux sont ceux qui se parent d’être vertueux, mais combien d’entre-eux le sont ? Je crois que beaucoup de Perpignanais sont des avant-gardistes, des gens courageux, fiers de leur culture roussillonnaise et catalane, mais aussi ouverts aux autres et bienveillants comme peuvent en attester des milliers de nos concitoyens venus d’ailleurs et même de très loin qui par leur travail, leur talent et leurs efforts participent au rayonnement de notre belle cité. Mais est-il normal dans une région aussi grande, dans ce département aussi beau que difficile, gangréné par les querelles politiciennes depuis trop longtemps, de ne pas unir nos forces pour faire prospérer le territoire au bénéfice de tous ? Est-il normal que les carrières politiques des uns et des autres prennent à ce point le pas sur le bon sens, la logique et le respect ?
Cette année a été riche et Perpignan a rayonné dans bien des domaines, en matière touristique comme en matière culturelle, en matière sportive comme en matière économique, formidablement animée en hiver comme en été, continuant à creuser le sillon de la rénovation, de la modernité et d’une meilleure qualité de vie (…).

Réaction d’un élu présent : « Bien dit, bien envoyé ! Et c’est tellement vrai… ».

 

L.M.