
Michel Roca, Bruno Nougayrède et Ausiàs Vera.
–“Je tiens tout d’abord à vous remercier pour l’invitation à cette conférence de presse, au nom de notre mouvement politique Oui au Pays Catalan. En 2016, Oui au Pays Catalan a été créé par des citoyens, des Catalans de cœur, des Catalans d’origine, des Catalans d’adoption”, c’est en ces termes, lors d’une conférence de presse qui s’est tenue ce mercredi matin, qu’Ausiàs Vera, membre du bureau politique de Oui au Pays Catalan, s’est félicité de la participation de son mouvement à la liste conduite par Bruno Nougayrède, pour les élections municipales des 15 & 22 mars 2026, sur Perpignan
Et Ausiàs Vera de poursuivre : “Nous nous sommes opposés au découpage par le gouvernement d’alors. Nous étions mobilisés pour défendre notre territoire, le Pays Catalan, qui se retrouvait marginalisé tant dans la dénomination de la région que dans la prise en compte de ses spécificités par l’État et les dirigeants régionaux de Toulouse et Montpellier. Nous voulions, et nous voulons toujours, que le Pays Catalan soit reconnu comme un territoire avec une existence politique et institutionnelle renforcée dans le cadre de la République française. Le Pays Catalan se distingue par une identité forte et ancienne. Il possède sa propre histoire, marquée par des siècles de construction sociale et culturelle, sa propre langue, le catalan, et une culture vivante, riche de ses traditions, de ses fêtes et de ses créations artistiques”.
Depuis sa création, le mouvement Oui Au Pays Catalan porte des revendications claires et constantes : l’approfondissement réel de la régionalisation de la France, la reconnaissance institutionnelle d’un Pays Catalan avec des compétences élargies, la promotion et la transmission de la langue et de la culture catalanes, ainsi que le changement du nom du département pour qu’il reflète notre identité et valorise notre territoire.
Fidèle à ses engagements, Oui au Pays Catalan participe à toutes les élections : départementales, législatives, municipales, et, aux côtés de Région et Peuples Solidaires, aux européennes et aux régionales.
Et Ausiàs Vera d’enchaîner : “Nous aurons donc des candidats dans de nombreuses communes du département, dont la capitale du Pays Catalan, Perpignan. À Perpignan, Perpinyà en catalan, notre mouvement est présent dans les campagnes municipales depuis sa création, afin de porter haut et fort nos valeurs et de les partager avec la population. Cette démarche, nous l’assumons pleinement, et une nouvelle fois, nous nous positionnons à Perpignan en dehors des candidatures des extrêmes, qui rejettent l’approfondissement de la régionalisation et la valorisation de notre identité catalane.
Nous voulons apporter notre sensibilité à un rassemblement qui nous ressemble, modéré, responsable et pragmatique, dans un esprit de cohérence et d’efficacité au service des habitants de Perpignan”.
Concernant la liste menée par Agnès Langevine, vice-présidente de la Région Occitanie (présidée par la socialiste Carole Delga), Ausiàs Vera a été très clair : “Son soutien affirmé au choix du nom « Occitanie » et son fort investissement au sein de la majorité du conseil régional, qui a marginalisé et invisibilisé notre spécificité catalane, traduisent des orientations politiques que nous ne partageons pas. C’est pourquoi, aujourd’hui, nous faisons le choix de nous engager dans une démarche cohérente avec la catalanité de Perpignan, tout en restant ouverts au dialogue avec toutes les candidatures respectueuses de cette réalité”.
Et de conclure : “Enfin, nous croyons que Perpignan doit être le cœur battant d’un Pays Catalan qui assume pleinement sa culture, son identité, qui sait se faire entendre et se faire respecter, et qui fait preuve d’inventivité et d’ouverture au monde, sans jamais renoncer à son âme catalane. Une ville qui fait de sa catalanité un atout, une force pour son tourisme et son développement économique”.
Dans ce contexte, Oui au Pays Catalan a exprimé sa volonté de s’inscrire dans “un rassemblement modéré, responsable et pragmatique, capable de conjuguer catalanité et réponses concrètes aux enjeux quotidiens des habitants de Perpignan”.
Par la voix de son chef de file Michel Roca, le mouvement a ensuite rappelé avoir constitué une liste complète de cinquante-cinq colistiers et un programme municipal spécifique. « Conscients de la responsabilité qui est la nôtre, nous avons souhaité très tôt faire du mot “rassemblement” une réalité », a-t-il déclaré. Se définissant comme « ni de droite ni de gauche, mais avant tout catalan », Oui au Pays Catalan a engagé des échanges avec plusieurs listes déclarées.
À l’issue de ces discussions, c’est avec la liste Soyons fiers de Perpignan que les convergences sont apparues les plus fortes : sécurité, propreté, vivre-ensemble, déplacements, mais aussi reconnaissance et valorisation de la catalanité. « Assurés du respect des aspirations et des particularités de chaque composante, nous rejoignons sans retenue la liste conduite par Bruno Nougayrède », a conclu Michel Roca, ponctuant son intervention d’un « Sempre endavant ».
La liste conduite par Bruno Nougayrède s’inscrit dans un large rassemblement de la droite et du centre, bénéficiant du soutien de Les Républicains, de l’UDI, d’Horizons, du MoDEM et de Renaissance, et entend fédérer au-delà des appartenances partisanes traditionnelles.
De son côté, Bruno Nougayrède a salué ce ralliement, soulignant “que le projet pour le territoire constitue le socle de ce rassemblement”. Il a insisté sur sa capacité à faire travailler ensemble des personnalités et des sensibilités différentes, autour d’objectifs concrets pour Perpignan, tout en rappelant la nécessité d’un renouvellement des pratiques et des équipes en politique locale.
–“Ce rassemblement marque enfin une évolution notable par rapport au précédent scrutin municipal : en 2020, cinq listes se revendiquaient de ce même périmètre politique ; pour cette élection, une seule liste portera désormais cette offre, traduisant une volonté affirmée d’unité et de clarification de l’offre électorale”, a conclu Bruno Nougayrède.
L.M.

