Le centre d’art Acentmètresducentredumonde est heureux de vous inviter

au vernissage de l’exposition

 

« LE MUSEE INTERROGATIF D’HERVE FISCHER» 

Le vendredi 13 février 2026 à 18h30

L’exposition se poursuit du 14 février au 17 avril 2026

du mercredi au dimanche de 14h à 18h et à partir du 1er avril de 15h à 19h

 

 

 

Nous avons l’honneur d’accueillir l’artiste franco-canadien, Hervé Fischer. Ce dernier nous explique qu’après avoir fondé l’École sociologique interrogative, « créée dans le sous-sol de son habitation, boulevard de Charonne et qui fait partie désormais de l’histoire de l’art moderne des années 1970 à Paris », il conçoit maintenant un « Musée interrogatif ». Il s’agit d’un musée qui n’est plus l’espace figé où l’on conserve des œuvres, mais un lieu qui invite à réfléchir, à poser des questions et à appréhender l’art comme un outil de pensée. L’art doit sortir du musée pour investir la société, interroger ses codes, ses symboles et ses systèmes de communication.

« La tension ou la contradiction que crée l’association des deux mots, musée et interrogatif, est déjà en soi un questionnement fondamental. Elle reflète mon travail singulier d’artiste philosophe, aussi sensible que conceptuel, elle annonce un lieu de réflexion pour le public adulte aussi bien que scolaire. Elle concrétise ainsi la question que je n’ai jamais cessé de poser depuis 1971 :  ART ! Avez-vous quelque chose à déclarer ? Pour moi un “Musée interrogatif” est tourné vers le futur de l’humanité que j’ai toute ma vie interrogée ». H. F.

À cela il faut ajouter qu’Hervé Fischer n’est pas un inconnu dans le landerneau catalan, loin s’en faut ! En attestent les nombreuses actions qu’il a menées dans notre région, avec l’artiste Claude Viallat (1970), Georges Badin directeur du musée de Céret (1972), la librairie Torcatis (1975) ou encore la galerie Le Flux en 1976, suivies d’un partenariat avec L’Indépendant et la ville de Hanovre (1978). Une histoire commune célébrée, en 2010, par Nouvelle nature, une exposition d’ampleur organisée par le Musée d’art moderne de Céret.

Le « musée interrogatif » d’Hervé Fischer sera l’occasion de réunir tant des pièces historiques de l’artiste que ses dernières recherches picturales avec la main comme motif central de l’œuvre. Les visiteurs pourront retrouver des dispositifs d’art sociologique emblématiques comme les essuie-mains de l’Hygiène de l’art ou les panneaux de signalisation tout en découvrant de nombreuses toiles récentes issues notamment des séries Les arts sont toujours premiers, ou encore Li-mythes. Quelque 120 œuvres seront déployées dans le centre d’art et des vitrines dévoileront des archives.

C’est avec enthousiasme que nous accueillons le retour d’Hervé Fischer en terre catalane et que nous vous invitons à embrasser son insatiable quête artistique et humaine.

 

 

 

 

 

Exposition mode d’emploi

« Le musée interrogatif d’Hervé Fischer » est une ode à l’œuvre profondément originale de l’artiste franco-canadien ; une exposition qui se découvre comme une image de pensée, sans début ni fin. Pour l’occasion, « A cent mètres du centre du monde » sera transformé en une constellation de douze espaces autonomes mais complémentaires. Chacun d’eux se déploiera autour d’un énoncé – « L’histoire de l’art est terminée », « Il n’y a pas de progrès en art », « ART. Avez-vous quelque chose à déclarer ? », « Tout se passe aux li-mythes » … – ouvrant une réflexion sur l’art, la société, les mythes, le numérique ou encore la place de l’humain dans le monde.

Partout, peintures et textes coexisteront sans se commenter et le public sera invité à prendre la mesure de ces différents modes d’expression. Au fil de la visite, le regard découvrira également l’évolution de la recherche picturale d’Hervé Fischer, marquée par la présence constante du motif de la main et par celle de plus en plus affirmée de la couleur, utilisée pour sa force symbolique autant que pour son impact sensible. Un plan, distribué à l’entrée, localisera les divers thèmes abordés et une vidéo permettra d’écouter l’artiste raconter son singulier parcours.

Marie-Laure Desjardins, commissaire d’exposition et Francesca Caruana, artiste

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Biographie express d’Hervé Fischer

Hervé Fischer est artiste, philosophe et sociologue. Son parcours universitaire proche de Raymond Aron le mène à enseigner la sociologie de l’art à La Sorbonne tout en développant une pratique artistique née des cours de dessin débutés dans son enfance. Dès les années 1970, il s’oppose à l’avant-gardisme, qu’il considère comme une culture élitiste, et surtout parce qu’il ne croit pas au progrès en art. Fischer développe alors une pensée et des actions artistiques qui l’amènent à détruire ses œuvres et à partager ce geste avec d’autres. Ils seront plusieurs centaines, dont Wolf Vostell, Raoul Hausmann, Ben, César et Arman, à répondre à son appel à la « Déchirure ». La démarche collective alimente alors sa réflexion sur le concept d’« hygiène de l’art », qui débouchera sur la définition d’un art qu’il qualifiera de « sociologique » en 1971.

Théoricien de l’art sociologique, il fonde en 1974 le collectif d’art sociologique avec Fred Forest et Jean-Paul Thenot, collectif avec lequel il créera et animera une « Ecole sociologique interrogative », boulevard de Charonne, à Paris, dans le sous-sol de son atelier. Venus de partout en France et de l’étranger, étudiants, professeurs, artistes, experts en art comme amateurs, mais aussi quidam, viennent y débattre du rapport qu’ils entretiennent avec la société et y passer une nuit, quelques jours, voire un an. En 1976, Hervé Fischer est invité au Pavillon français à la Biennale de Venise et en 1982 participe à la Documenta 7, à Cassel. L’artiste mène de nombreux projets de participation populaire via la radio, la presse écrite et la télévision. Parfois extrêmes comme à Mexico, en 1983, où il investit durant plusieurs mois l’ensemble des espaces du Musée d’art moderne.

Désormais installé au Canada, il fonde en 1985, avec Ginette Major, la Cité des arts et des nouvelles technologies de Montréal, puis le premier Café électronique du pays, le festival Télescience et le regroupement québécois des organismes de culture scientifique, Science pour tous. Décidé à élaborer un langage plastique pour l’art sociologique, il revient à la peinture en 1999 pour explorer les imaginaires sociaux et les mythes contemporains. Sa peinture se développe alors au rythme de son écriture et inversement. L’ensemble du corpus sert à penser l’ère des technologies numériques et travaille à construire une sociologie des imaginaires collectifs, qu’il nomme la mythanalyse. En 2010-2011, le Musée d’art moderne de Céret (66) lui consacre une rétrospective intitulée Nouvelle Nature. Depuis, Hervé Fischer approfondit une recherche, à la fois philosophique, politique, économique et éthique, sur l’Age hyperhumaniste, celui qui nous relie aux autres par la médiation d’outils technologiques. En 2017, le Centre Pompidou lui consacre une rétrospective : Hervé Fischer et l’art sociologique, en 2019, il publie chez Gallimard Les couleurs de l’Occident – De la Préhistoire au XXIe siècle, une sociologie des couleurs, somme de 50 années de recherche et, en 2023, chez le même éditeur, Mythanalyse de la couleur.

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