(Communiqué)

 

« Pia nouvelle victime de la gestion de Michel Maffre, maire de la commune de 2015 à 2020… Après le rapport de la Chambre Régionale des Comptes (CRC) de la communauté de communes Corbières-Salanque-Méditerranée, concernant la Zone d’Activités Economiques (ZAE), voici le rapport de la Ville de Pia…

J’ai rencontré au cours de ma vie des patrons de PME, de grandes sociétés, des pères, des mères de famille ou des trentenaires, tous sont soucieux des questions économiques.
Leur point commun : la gestion financière et son équilibre.
Une seule erreur sur celle-ci peut être catastrophique. Les tribunaux de commerce ne désemplissent pas mettant à genoux le moindre petit patron, les poussant parfois même au suicide.
Les commissaires de justice (huissiers) ont les mains gercées de frapper aux nombreuses portes, mandatés par les tribunaux pour des créances non honorées.

Mais…
-Un maire dont la gestion financière de sa commune est jugée catastrophique par la Chambre Régionale des Comptes ;
-Un maire qui ne souhaite pas ou plus payer les traites des crédits, qu’il a lui-même contractés, ne risque absolument rien…
Les rapports de la CRC, les courriers, les recommandés de l’Etat et des prestataires non payés, les mises en demeure, lui servent simplement à caler les meubles…
Pourquoi ne sommes-nous pas tous égaux face à de tels agissements ?
Pourquoi un élu local ne répond pas de ces actes face aux tribunaux ?
Quelle différence de fond y a-t-il entre un patron, un citoyen lambda ou un maire face à des problématiques financières ?
Aucune ! Ils sont tous responsables de leur gestion !
L’argent public n’est-il pas une denrée de plus en plus rare pour les collectivités locales ou EPCI ?
Pour quelles bonnes raisons 12 000 habitants seraient pris en otage et verraient leur qualité de vie ou les services publics de leur ville régresser sur la seule faute d’une équipe municipale ?
A notre arrivée, plus de un million d’euros de factures n’étaient pas honorés, mettant en difficulté l’ensemble de nos fournisseurs.
Au mois de juin 2020, 80% du budget général de l’année était déjà consommé. Nous avions alors encore six mois d’exercice à effectuer et 180 salaires à honorer par mois.
Aussi, plus de 800 000 euros de factures d’eau n’étaient pas perçues par la Ville sans aucune action de l’ancien maire ; aujourd’hui nous devons nous-même les rembourser avec l’argent du contribuable.
Ensuite, vient se rajouter le problème de la station d’épuration : depuis 2015 la préfecture des P-O a alerté l’équipe alors en place, en lui demandant de réparer au plus vite la station d’épuration que l’ancienne Municipalité n’a jamais entretenue. Un courrier a été envoyé à M. Maffre en 2016, 2017, 2018, 2019 et 2020 sans qu’aucune action ne soit entreprise.

Après six ans d’avertissements, sans aucune réponse de l’ancien ordonnateur, la Ville se voit priver de l’instruction de ses permis de construire, afin d’éviter toute catastrophe de santé publique ou écologique.
Entre 2021 et 2022, nous avons donc récupéré encore un énième problème, qui a coûté au contribuable pianenc 850 000 euros pour un début de réhabilitation de la STEP.

Nous aurions pu éviter une telle dépense. Si seulement les dépenses d’entretien de base avaient été honorées, nous aurions alors pu financer d’autres projets dans notre commune (voirie, agrandissement des écoles, etc.).

La CRC a opéré un contrôle de la gestion de la commune de Pia, sur la période 2015 et années suivantes.
Ce rapport a relevé douze points de dysfonctionnement (contre six dans son précédent rapport) en termes : de finance, de gestion du personnel, sur l’eau et l’assainissement et bien d’autres.
En page 60, dans ses conclusions, la Chambre Régionale des Comptes souligne « en raison de l’inaction de la commune, la situation financière de celle-ci a poursuivi sa dégradation entre 2016 et 2020, tout particulièrement à compter de 2018. En ne maîtrisant pas ses charges, en particulier celles relatives au personnel, le niveau de l’excédent de fonctionnement est demeuré insuffisant. Le poids des charges d’intérêts a grevé la capacité de la commune à dégager un autofinancement suffisamment robuste. »
« Le niveau des dépenses d’équipement, bien que réduit sur la période de contrôle, est demeuré trop élevé par rapport aux capacités financières de la commune. Il a généré un besoin de financement, couvert en grande partie par l’emprunt. Son niveau d’endettement, très élevé, a obéré les marges déjà faibles de la commune. Sa trésorerie était quasiment en rupture fin 2020. »

En conclusion, la CRC relève une amélioration de la gestion financière dès 2021 et encourage l’ordonnateur en poste à poursuivre ses efforts face au poids conséquent des dettes du passé.
Aujourd’hui, je mets tout en œuvre pour rééquilibrer les finances et la gestion de notre si belle ville.
Mais je souhaite que le plus grand nombre d’entre vous soit informé et prenne conscience des sommets que nous devons gravir pour retrouver une situation saine.

Je vous attends donc nombreuses et nombreux à la réunion publique « Transparence et Vérités 2e édition » qui aura lieu le vendredi 10 février, à 18H 45,  en salle Jean Jaurès.

Soyez assurés de mon entier dévouement car de la proximité nait l’efficacité et que mon équipe et moi-même avons à cœur de vous servir et non de se servir ».

Jérôme Palmade, maire de Pia