Samedi prochain, lors du week-end de la Pentecôte, le village de Vivès (environ 220 habitants), située dans la communauté de communes du Vallespir, accueillera “el tap boig”, un concours de pétanque particulier, original et insolite – c’est comme vous voudrez -, avec à la mêlée doublette mixte et doublette féminine, en trois parties. Bonne ambiance assurée, à la bonne franquette ! L’occasion, surtout, sous un soleil de plomb (enfin) annoncé par les prédictions météorologiques, pour les participants et leurs accompagnateurs, de découvrir ce village d’exception

 

Jacques Arnaudiès (Jacky pour les Vivérencs), élu pour la toute-première fois maire de Vivès le mois et l’année de ses 37 ans (en mars 1977)… et toujours maire de Vivès, près d’un demi-siècle plus loin, plus tard, puisqu’il a été réélu au poste de 1er magistrat en mars de cette année 2026 pour entamer un 9e mandat ! Qui dit mieux en pays catalan ?

La salle du Conseil Municipal de la mairie de Vivès…

 

 

Au détour d’une ruelle, d’une place, d’une maison, d’un olivier, d’un cerisier, d’une terrasse, l’air du temps à Vivès est toujours bon à vivre, vous certifieront les Vivèrenques, et pas qu’eux ! Car depuis les années 70, la commune ne cesse d’accueillir de nouveaux habitants, comme le démontrent les recensements qui se succèdent.

 

 

Cela ne se voit pas forcément à l’oeil nu, car ici les nouvelles constructions sont plutôt discrètes, en tout cas l’urbanisme contemporain ne vient pas défigurer le décor, saccager le paysage. Le dernier lotissement en cours de réalisation déploie une architecture que l’on pourrait qualifier de “haut-de-gamme”, avec des villas qui nous projettent davantage dans une banlieue chic plutôt que dans une sur-urbanisation, à une “Sarcellisation” à la sauce argelésienne… Et pourtant nous sommes toujours sous le soleil du Roussillon… Ici, à Vivès, c’est le Naturel qui a force de loi. Prenez l’exemple de l’automobile : le stationnement y est sstrictement interdit dans ce magnifique village, mais en revanche, à proximité immédiate, de nombreux parkings, facile d’accès (et gratuits !), fleurissent pour le bonheur des autochtones et des touristes.

 

 

Peut-être, certainement même, dans votre ballade à Vivès, tomberez-vous sur la mémoire du village, Jacky Arnaudiès, toujours bon-pied bon-oeil ! C’est le maire du village et, surtout, le meilleur ambassadeur de la cerise (primeur) de Céret ! Cet ancien exploitant agricole a toujours une anecdote, une belle histoire à raconter autour de  cette précieuse et savoureuse cerise, pleine de magie et d’élégance, C’est dans son Vallespir natal, plus précisément dans le triangle Céret/Llauro/Vivès qu’il puise son inspiration, dans la douceur de vivre du sud. C’est simple, authentique conteur il s’est emparé d’un certain esprit cérétan au point d’être l’auteur d’une atmosphère si particulière, notamment autour de la cerise ; à croire que ce fruit fut dans son premier biberon à sa naissance !

 

L.M.