Le Prix lui sera remis le 9 août 2014 à l’occasion de la 16° Feria du Livre.

Rappelons que chaque année depuis 2007, le prix Feria, mise en place par le Comité d’’Organisation de la feria de Millas et le Centre Méditerranéen de Littérature (CML), est attribué à un lauréat pendant des fêtes de Millas.
Ainsi, après l’’écrivain Jean-Marie Magnan, le photographe Lucien Clergue, membre de l’Institut, le peintre Claude Viala mondialement connu, André Viard, le créateur de l’’Observatoire des Cultures Taurines, le journaliste Jacques Durand et le philosophe Francis Wolff, le journaliste et romancier Jean-Michel Mariou, le prix Feria 2014 sera remis cet été à Millas par Christian Bourquin, président du conseil régional Languedoc-Roussillon et sénateur des P-O, et Bernard Lopez, président du Comité d’Organisation de la feria de Millas et président du jury du Prix Feria, en présence des organisateurs et partenaires du prix.

Né le 4 septembre 1945 à Ambert (Puy de Dôme), Alain Montcouquiol se retrouve à l’’âge de 9 ans à Nîmes, par le hasard des mutations d’’un père militaire, qui mourra accidentellement quelques mois après son arrivée dans le Gard. C’’est auprès de ses camarades d’’école, dans cette ville fortement marquée par la culture du taureau, qu’’Alain découvre la corrida. Adolescent, à une époque où même l’’aficion française considère que « si on n’’a pas de sang espagnol dans les veines, on ne peut pas devenir torero », il décide de consacrer sa vie à cette aventure. Il part en Espagne avec un de ses compagnons de l’’époque, Simon Casas, et choisit son nom de torero : El Nimeño. Commence alors un long et difficile apprentissage, suivi, des deux côtés des Pyrénées, par dix années de novilladas et de festivals, de triomphes et de désillusions. En 1968, il est, avec Simon Casas, lauréat de la Fondation de la Vocation et l’’un des principaux acteurs du mouvement des toreros français.

Au moment où Alain prend conscience qu’il n’ira pas plus loin dans la carrière, il assiste à la naissance d’un autre Nimeño, le second, son frère Christian, qu’’il décide de conseiller et d’’accompagner. Il en sera ainsi jusqu’’au bout. Jusqu’’au 10 septembre 1989 où, lors de la Féria des Prémices du riz, en Arles, un taureau de Miura provoque une grave chute de Nimeño II sur les vertèbres cervicales, et une paralysie dont il ne se guérira jamais totalement. Jusqu’’au 25 novembre 1991, où Christian Montcouquiol, qui ne supporte pas l’’idée de ne plus toréer, choisit de se donner la mort dans sa maison de Caveirac, dans le Gard.

Les ouvrages d’ Alain Montcouquiol sont parus aux éditions Verdier :
Recouvre-le de lumière ; Le sens de la marche et Le fumeur de souvenirs
Photo DR : Alain Montcouquiol, prix Feria 2014 aux côtés de Jacques Durand (à gauche sur la photo) , lauréat du même prix en 2011.