Marseille, le 9 juin 2026 – La dernière édition de l’Empty Pack Survey, étude de référence sur le marché illicite du tabac réalisée chaque année par Imperial Brands Seita dans 126 villes de France métropolitaine, révèle que la part de la contrefaçon dans la consommation de tabac atteint 16,3 % en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Un niveau qui confirme l’ancrage territorial d’un phénomène désormais structuré, criminalisé et visible dans les grandes métropoles régionales comme dans les territoires plus ruraux.

 

 

L’industrialisation du trafic: des usines clandestines à la vente en ligne

 

 

Il est désormais établi que la France est confrontée à une explosion du trafic de tabac. Longtemps considéré comme marginal, ce phénomène a changé d’échelle et constitue aujourd’hui un enjeu majeur de sécurité économique et d’ordre public.

La mutation la plus inquiétante est sa criminalisation accélérée. Le trafic de tabac est désormais porté par des filières structurées, capables d’organiser la production, l’acheminement et la distribution à grande échelle.

La contrefaçon, en particulier, connaît un essor spectaculaire. Des usines clandestines implantées en Europe et désormais en France produisent massivement des marques authentiques, ensuite écoulées via les réseaux sociaux, les commerces de proximité, ou la vente à la sauvette.

En 2025, la douane française a démantelé 99 organisations criminelles, dont 28,6 % liées au trafic de tabac, plaçant ce dernier désormais au premier rang, devant même le trafic de stupéfiants (27,6 %).

Sur le terrain, la progression est tout aussi vertigineuse : la part de la contrefaçon dans la consommation est passée de 1,4 % fin 2018 à 18,8 % fin 2025, soit une hausse de +1 243 % en sept ans. Les saisies le confirment : 7 usines clandestines sur le territoire national depuis 2021 et 13 sur le territoire belge sur la seule année 2025.

 

 

Un phénomène désormais installé dans les territoires

 

 

Ce basculement n’est plus un signal faible. Depuis 2022, le phénomène s’est généralisé et s’observe aussi bien dans les grandes métropoles que dans les territoires ruraux.En Provence-Alpes-Côte d’Azur, la contrefaçon représente désormais 16,3 % de la consommation au T4 2025, contre 11,0 % au T2 2022.

Après un pic à 21,2 % au T4 2024, le phénomène reflue mais se maintient à un niveau élevé dans la région.Cette implantation est particulièrement visible dans plusieurs grandes agglomérations régionales. À Marseille, la part de la contrefaçon est passée de 1,3 % au T4 2018 à 12,2 % au T4 2025. À Nice, elle atteint 24,4 % au T4 2025, contre 0,0 % fin 2018.

Ces chiffres traduisent une évolution profonde du marché illicite du tabac. Ce qui relevait encore, il y a quelques années, de trafics diffus ou opportunistes, s’apparente désormais à une économie parallèle structurée, capable de s’implanter localement et de se maintenir dans le temps.

Pour Hervé Natali, responsable des Relations territoriales et de la lutte contre le marché parallèle chez Imperial Brands Seita : « Les chiffres observés en Provence-Alpes-Côte d’Azur confirment que le trafic de tabac n’est plus un phénomène périphérique. Malgré une prise de conscience accrue, la réponse publique demeure insuffisante face à l’ampleur des trafics. Le recours quasi exclusif au levier fiscal a atteint ses limites et appelle un changement d’approche. Une stratégie efficace doit s’appuyer sur un arsenal juridique adapté et un renforcement des moyens opérationnels, notamment au niveau local. Sans des ressources humaines, techniques et judiciaires à la hauteur, les pouvoirs publics risquent de perdre durablement le contrôle face à des réseaux criminels structurés et fortement implantés. »

RÉGIONS

T2 2022

T4 2022

T2 2023

T4 2023

T2 2024

T4 2024

T4 2025*

Auvergne Rhône Alpes

14,7%

14,2%

5,8%

11,4%

13,9%

20,8%

20,2%

Bourgogne Franche Comte

10,4%

20,1%

6,1%

14,5%

11,1%

20,8%

22,1%

Bretagne

10,9%

20,7%

1,4%

16,6%

13,2%

23,3%

18,6%

Centre Val de Loire

10,6%

17,8%

5,6%

12,2%

14,6%

17,0%

19,0%

Grand Est

19,8%

17,8%

4,5%

9,1%

15,1%

19,5%

18,8%

Hauts de France

13,0%

18,6%

5,1%

16,4%

12,7%

19,8%

19,0%

Ile De France

11,4%

21,5%

7,3%

14,4%

14,6%

18,5%

15,3%

Normandie

15,7%

17,8%

4,6%

12,4%

10,4%

16,5%

20,3%

Nouvelle Aquitaine

10,1%

17,6%

5,4%

13,6%

13,6%

20,9%

21,2%

Occitanie

13,4%

11,3%

5,4%

11,3%

15,4%

22,5%

25,5%

Pays de la Loire

17,3%

16,2%

3,3%

15,2%

11,8%

20,2%

20,8%

Provence Alpes Côte D’Azur

11,0%

18,0%

5,4%

10,2%

13,2%

21,2%

16,3%


*Étude co-financée par Imperial Brands, maison mère de SEITA. Ces résultats sont issus d’une collecte des paquets vides dans l’espace public. Le panel de l’étude comprend 126 villes de la France métropolitaine, couvrant près de 22% de la population française. La dernière campagne de collecte (T4) a eu lieu entre le 21 novembre et le 18 décembre 2025. 

 

 

À propos d’Imperial Brands-Seita

 

Fondée en 1926, Imperial Brands-Seita, filiale française du groupe Imperial Brands, est un acteur historique majeur du marché de la nicotine en France, avec des marques emblématiques telles que Gauloises, JPS, Bastos et News. Présente sur l’ensemble de la filière (cigarettes, tabacs, cigarillos), l’entreprise a été pionnière dans la démocratisation de la vape chez les buralistes avec le lancement de myblu en 2018, puis Blu 2.0 en 2022. Imperial Brands-SEITA propose aujourd’hui un portefeuille complet incluant tabac, vape et accessoires du fumeur (Rizla+). Elle se distingue par une approche globale et équilibrée du marché de la nicotine, au service des fumeurs adultes en quête d’alternatives au tabac.
www.seita.fr