Il est vrai, qu’en ces temps de restrictions amères, nous n’avons pas trop de piment à mettre sous la dent de nos lecteurs. Comme si tout était fait pour donner un prolongement à la politique tant décriée aujourd’hui, de ceux qui gouvernent notre pays. Comme si, la seule information possible à transmettre, devait être celle de la remise dans les rangs de brebis égarées dans notre village d’Estagel

 

Pour ce dernier, pourtant, ses habitants se sont toujours montrés rebelles à l’ordre établi. Nous en voulons pour preuve les 41 Estagellois embastillés car hostiles au coup d’État de Napoléon III en 1851. Victor Hugo lui a donné le surnom de « Napoléon le petit ». Nous conservons précieusement leurs noms, comme autant de médailles à ajouter au blason du village qui pourtant a comme emblème, devinez quoi ? Un Mouton !

Merci à notre ami anonyme

C’est ainsi qu’un de nos nombreux amis a déposé dans la boîte aux lettres un document établi le 14 février 1991. Il comportait la photo que nous publions. Ce cliché montre l’abattage du platane qui était situé devant la pharmacie. À ce moment-là, c’était la pharmacie Taulier. Les ouvriers de l’entreprise RINI ont été mandatés pour faire le travail. Messieurs Émile Palmade (charbonnier) et Bourrel ( cheminot retraité) étaient présents. Nous pouvons lire dans ce document : « Qui ne se souvient de l’immense platane devant la pharmacie Taulier, abattu il y a de nombreuses années, à l’ombre duquel Arago, lorsqu’il venait à Estagel, aimait discourir avec ses amis. »
Et notre imaginaire se met en marche !
Quoi de plus magnifique, beau, merveilleux, formidable et pas fort minable, de voir les générations de notre village se passer le flambeau. Quand nous disions qu’Estagel avait une âme ! Ceux qui ont la responsabilité de la vie du village sauront-ils entretenir cette flamme ?
Encore merci à l’ami qui nous a permis d’écrire une petite page de l’histoire d’Estagel.
Si d’autres documents existent, n’hésitez pas ! Nous sommes preneurs.

Joseph Jourda