
(photos@rchives J-P.B.)
Lors du dernier conseil municipal, la mairie de Cabestany a annoncé vouloir acheter une parcelle (cadastrée AE32) « victime du massacre à la tronçonneuse » l’hiver dernier (suite à la tempête Nyls)

Jean-Philippe Beille, le propriétaire de la parcelle voisine (AE33), également tronçonnée par des bûcherons clandestins, s’interroge : « Pourquoi la mairie veut-elle racheter la parcelle du voisin et pas la mienne qui a pourtant également été victime de ces bûcherons ? Tous mes arbres ont été découpés. Ma pinède a été massacrée. C’est une catastrophe ».
On se souvient que dans la foulée Jean-Philippe Beille avait porté plainte à la brigade de gendarmerie de Cabestany. Les gendarmes essaient toujours de mettre la main sur le soi-disant commanditaire : c’est-à-dire la personne qui aurait payé les bûcherons clandestins…
–« Je note par ailleurs qu’il est paradoxal, poursuit le jeune conseiller municipal d’opposition de la Ville de Cabestany, Valentin Farines, que « s’agissant de cette acquisition foncière, la Commune de Cabestany voudrait vendre une autre parcelle lui appartenant, située au Mas Campanaud. Qu’on ne nous parle pas alors de réserves foncières (comme le claironne le journal local)… car s’il est exact la mairie veut vendre sa parcelle du Mas Campanaud et acheter dans le même temps la parcelle AE32 qui a été tronçonnée, avouons que c’est incompréhensible ».
Jean-Philippe Beille ne peut que déplorer : « En l’espace d’une année on aura tagué mon caveau de famille à deux reprises et découpé tous les arbres de ma parcelle de San Tomas, et on ne sait toujours pas qui sont les coupables et/ou les commanditaires de ces actes délictueux ». Car selon lui, à ce jour, « la mairie de Cabestany n’a toujours pas porté plainte contre ces bûcherons clandestins appréhendés par les gendarmes, alors que cela aurait, peut-être, permis de remonter la filière jusqu’au(x) commanditaire(s)… « .
L.M.
