Ci-dessous, l’allocution prononcée par David Marais – Liste « Un engagement citoyen pour la Côte Vermeille » – lors de la réunion publique qu’il a animée, à Cerbère, salle de la Mairie, hier mardi 3 mars 2015 à 20h…

« Bonjour à toutes et tous,

Content et heureux être ici, sur le lieu de la lutte contre la délocalisation du centre de rééducation, ma raison d’être dans cette campagne, pour le Centre, pour ses patients, pour le personnel et pour Cerbère.

Vous connaissez les rebondissements de notre lutte :

  • ma grève de la faim pour assister à une réunion de remise à plat du projet en juillet dermier ;
  • des réunions à l’ARS (Agence Régionale de Santé) sans dialogue ;
  • des courriers pour défendre la situation du Centre actuellement quant au manque de médecins et de personnels ;
  • nos diverses mobilisations, manifestatons, la création d’un comité de soutien ;
  • la remise en préfecture de plus de 2 000 pétitions contre la délocalisation ;et le résutat reste le même, pas de concertation, ni de remise en question, beaucoup d’enfummage, et nous ne sommes toujours pas écouté.J’ai donc pris la décision de constituter une liste citoyenne, en dehors de mon mandat de responsable de la commission nationale handicap d’EELV, où je n’y ai aucune ambition politique autre que de travailler sur le fond, mais en tant que président de l’Association Contre la Délocalisation du Centre Bouffard-Vercelli de Cerbère.

    Malade chronique handicapé, sous le seuil de pauvreté, je ne me sens plus représenté par nos élus actuels, ou leurs prétendants, de la vieille classe politique française, en âge de la retraite et dans le cumul des mandats et de leurs indemnités.

    Moi comme beaucoup, je cumule les minima-sociaux.

    Pris en charge un mois sur huit depuis 10 ans, je ne pouvais rester insensible au devenir du Centre, pour tenter de sauver, à la fois une offre de soins spécifique aux handicapés moteurs et de qualité, à la fois de sauver de nombreux emplois, et tout un tissu économique qui va avec.

    Ce démantèlement de la rééducation à Cerbère couterait très cher à la société financièrement et humainement. Ce Centre a été fait à une période où l’on était encore soucieux de l’aménagement du territoire et de l’égalité des territoires. Nous sommes aujourd’hui dans le déménagement des territoires…

    Nous sommes donc là avec vous aujourd’hui pour vous montrer que tout n’est pas joué, que les promesses de la Secrétaire d’Etat aux personnes handicapées n’engagent que ceux qui y croient.

    Mobilisés, citoyens, associations, acteurs locaux, simples usagers, nous pouvons changer les choses que nous ne pourrions changer tout seul.

    Ne faisons pas de Cerbère un « Florange-sur-Mer » !

    La délocalisation n’est pas une opération de santé mais bien une opération immobilière où le Centre Bouffard-Vercelli  servirait à construire un bâtiment, qui pour moitié servirait l’hôpital Public de Perpignan, qui n’en n’a plus les moyens légaux ni financiers (Cours des comptes, endettement et déficit).

    Les personnes handicapées ne doivent pas servir de variable d’ajustement des politiques et finances publiques !

    Finissons avec quelques éléments d’information :

  • réponse de la Ministre de la Santé à une députée que j’avais interpellée, confirme que le projet évolue et donc n’est pas figé, la gestion de la répartiton du personnel est toujours vue de façon géographique, quant aux patients, elle n’en parle même pas, nous sommes de la viande. Elle confirme la création de 181 emplois sur le département.
  • En regardant les chiffres :100 emplois vont de Cerbère à Perpignan et ne sont en rien un gain d’emplois40 sont prévus pour la Maison d’Accueil Spécialisée, toujours dans les cartons, et à priori prévue à Corbère-les-Cabanes. Restent 41 emplois répartis entre Arles-sur-Tech, Perpignan et la Cerdagne.

    Soit au mieux 41 emplois rééls créés sur le département et surtout regroupés à Perpignan, pour plus de 60 millions d’euros d’investissement à Perpignan, combien à Arles-sur-Tech, à Banyuls-sur-Mer, et à Cerbère où 7 millions sont prévus si la Maison d’Accueil Spécialisée se faisait ?

    Des emplois qui coûteraient plus d’un million d’euros d’investissement par emploi créé, des emplois très chers, créés pour une opération immobilière, plus que de santé, ou d’aménagement du territoire, et dont la création génère la perte à Cerbère de 100 à 140 emplois selon les sources.

    Opération très chère à tout point de vue ! ».

     

    David Marais