La Coopération, cet outil, porté par Jean Jaurès, est aujourd’hui dans une phase critique. Comme nous l’avons dernièrement vu, nous assistons dans notre département, à une prise d’intérêts de grands groupes de l’agro-alimentaire sur le meilleur terroir de production de crus de qualités reconnues. Au-delà de cet aspect, c’est la coopération qui subit de plein fouet un coup qui peut être fatal

 

 

Nous venons de commémorer la date d’assassinat de l’immense tribun pour la Paix, Jean Jaurès. Cet homme politique porteur d’une philosophie au service des plus humbles, avait compris que la coopération pouvait devenir un outil utile pour intervenir dans le monde agricole, pour le sortir de la main mise de négociants peu scrupuleux, en ce qui concerne la viticulture. Un mode de gestion différent de celui du capitalisme, ne pouvait que s’attirer les foudres de ce vieux procédé de gestion.

Des attaques contre la coopération depuis sa naissance voilà un siècle

Qu’est-ce un siècle seulement au niveau de l’heure chrétienne qui date depuis 2026 ans ? Une goutte dans l’univers de l’existence de notre planète. Ceci dit, les attaques contre la coopération ont été diverses et multiples. Nous n’en ferons pas l’inventaire tant la liste est longue. Mais les tenants des monopoles financiers, les capitalistes, ont réussi l’exploit idéologique, de faire croire que la coopération était un mode désuet, freinant le progrès technologique, sans perspectives économiques. Les coopérateurs, ont été les premiers à tomber sous le charme de cette guerre idéologique.

Aujourd’hui, rien n’indique que la disparition de la coopération va amener un plus dans l’économie départementale. Nous pourrions, comme le font les techniciens, donner des chiffres. Nous ne le ferons pas. Ce qui nous intéresse, c’est la vie sur le terrain. Nous ne dénigrons pas pour autant les spécialistes des chiffres qu’il faut par ailleurs interpréter justement.

Ce que nous disons est malheureusement un constat. La vigne et les exploitations familiales vont finir de disparaître de notre département.

Face à cette situation tragique, nous sommes en droit d’attendre des réactions énergiques du monde politique et syndical. Vous en conviendrez, rien de tout cela. À partir de ce constat, tout laisse penser que cette réalité économique pour le département est la meilleure chose qui pouvait arriver.

Demain, le chant des cigales risque de se transformer en chant d’un monde qui se meurt l’arme au pied.

 

Joseph Jourda