« Les résultats de ce 1er tour sur le plan national sont un net succès de la droite républicaine et du centre, faisant de l’UMP le premier parti de France. L’implication de Nicolas Sarkozy dans la campagne n’est pas étrangère à ces résultats. Ceux-ci entérinent le fossé profond qui sépare les Français du gouvernement et de la majorité socialiste.

Le regain de participation observé est également à saluer, malgré le charcutage des cantons par le gouvernement, les changements de dates et les incertitudes sur les compétences des départements.

Pour l’Aude, la première constatation qui s’impose, c’est le net recul de la majorité socialiste sortante, qui pour la première fois dans son histoire n’est pas en tête dans ce département.

Malheureusement, le Front National a bénéficié de la stratégie sidérante de la majorité socialiste sortante qui nous ressert le même stratagème depuis 30 ans : le PS fait monter le FN pour que celui-ci fasse gagner le PS ! Circonstance aggravante : l’état lamentable dans lequel la majorité socialiste sortante laisse ce département rural, sur le plan économique et social, alimentant davantage le vote extrême.

Pour la droite républicaine et le centre, l’heure est aujourd’hui à la mobilisation en vue du 2nd tour où tout est possible. En cas de duel PS-FN, notre position est claire, au-delà des sensibilités personnelles que chacun peut nourrir : aucun soutien au FN avec lequel nous n’avons rien en commun, et aucun soutien au PS dont nous combattons la politique. Dans tous les cantons où nous sommes qualifiés, nous poursuivons cette semaine notre campagne sur le terrain, afin de convaincre les Audois que la seule alternative crédible face à un PS hégémonique dont ils ne veulent plus, ce sont les candidats de l’UMP, l’UDI et les Elus Responsables ».