Avant-hier, mercredi 22 juillet, à l’occasion de la corrida d’ouverture des Fêtes de la Madeleine à Mont-de-Marsan, PETA et CRAC ont mené une action audacieuse pour dénoncer la cruauté de la tauromachie, et l’endoctrinement pro-corrida des enfants. Munis de fumigènes rouges et vêtus de t-shirts anti-corrida, deux sympathisants de PETA et du CRAC sont grimpés sur la plateforme surplombant l’entrée des arènes de Mont-de-Marsan afin d’y déployer une banderole proclamant : « Enseignons l’empathie, pas la cruauté. Abolissons la corrida »

 

(Communiqué)

L’affiche publicitaire de l’événement faisait scandale depuis plusieurs mois, mettant en scène un jeune garçon habillé en matador – cela alors qu’on sait à quel point l’exposition à des scènes de violence peut être traumatique pour les enfants.

Les deux militants ont été arrêtés et détenus par la police, et l’un d’eux est resté en garde à vue près de 20 heures.

« Utiliser l’image d’un enfant pour faire la promotion d’une pratique durant laquelle on tourmente et torture des animaux à mort est irresponsable et dangereux, surtout lorsqu’on sait que la cruauté envers les animaux mène souvent à des violences envers les humains, » déclare Mimi Bekhechi, directrice exécutive de PETA. « Il est de notre devoir d’encourager l’empathie et le respect des êtres sensibles à nos enfants, pas de les exposer à des actes de violence cruels et traumatisants. PETA appelle Mont-de-Marsan à tourner définitivement la page de cette tradition sanglante et à organiser des fêtes de la Madeleine présentant uniquement des activités réellement divertissantes et adaptées aux familles. »

Au cours d’une corrida, les taureaux sont forcés à entrer dans l’arène un par un. Chacun est pourchassé, torturé et poignardé avec une lance et des banderilles jusqu’à être affaibli et sans défense. Lorsque l’animal est à terre et se vide de son sang, un matador tente de l’achever à l’arme blanche. Il rate parfois sa cible et il arrive que le taureau se noie dans son propre sang lorsque ses poumons sont transpercés au lieu de son cœur. Dans certains cas, sa moelle épinière est tranchée et l’animal est paralysé mais toujours vivant lorsqu’il est traîné hors de l’arène. Ses oreilles ou sa queue sont parfois même coupées pour faire office de trophées.

En France, 75 % de la population est favorable à l’interdiction de la corrida, et PETA appelle le public à écrire aux maires des villes taurines, dont Mont-de-Marsan, pour leur demander de prohiber ces spectacles sanglants sur leur territoire. Par ailleurs, l’Observation générale n° 26 du Comité des droits de l’enfant des Nations Unies recommande de protéger les enfants contre « l’exposition à la violence, comme […] la violence infligée aux animaux », ce qui inclut la corrida.